La Compagnie Noire

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 Omer [Torosar]

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Eowin
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MessageSujet: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:06

Omer/joueur:Torosar 30/06 à 00:35:54

Autobiographie d'Omer

[HRP: je publie ces RPS qui retracent la vie d'Omer car pour plusieurs raisons, je vais devoir quitter la communauté fractaliennes. Mais avant de partir, je voulais faire partager à tout le désert ces quelques textes. Alors pour tout ceux qui auront le courage de les lire, bonne lecture.
Pour info, l'histoire commence en hiver de l'an 3. /HRP]

I / Avant l’Oasis


« Aïe ! Ma tête !!!! » Voilà mes plus profonds souvenirs de ma vie ! C’était il y a maintenant presque un an ! Je venais de me réveiller en sueur ! Je ne savais pas où j’étais ! Tout ce que je comprenais, c’est que j’étais seul, et qu’il faisait froid ! Et j’avais terriblement mal au crâne … En portant ma main à ma tête, je sentis un bout de tissu ! On m’avait posé un bandage sur le crâne ! Sans réfléchir une seule seconde je l’ai retiré. En l’observant, je ne mis pas longtemps à comprendre que j’avais reçu un coup sur la tête ! Le morceau de tissu était plein de sang ! Que m’était-il arrivé ??? Je passais ma main partout sur mon crâne et je constatais vite que je devais être terriblement chanceux d’être encore en vie avec l’entaille que j’avais pu sentir avec mes doigts à l’arrière du crâne… Mais je devais avoir la tête dure car la blessure semblait être cicatrisée, en effet le sang ne coulait plus ! Mais ce qui m’interloquait le plus c’était pourquoi j’étais seul ! Je ne comprenais pas pourquoi quelqu’un avait essayé de me soigner et m’aurait ensuite laissé pour mort dans un endroit aussi désertique ! Et le plus étonnant était que j’avais à mes pieds une gourde aux trois quarts remplie d’eau et une boîte de comprimés… Par contre le manque de nourriture proprement dite m’inquiétait énormément ! Je ne voyais rien à l’horizon si ce n’est une immense étendue de sable ! Je me demandais où je trouverais de quoi me nourrir !

Ma tête me tournait et je sentis que j’étais très faible ! Je décidais de prendre un cachet et un peu d’eau pour me redonner des forces ! Très vite, je compris que le cachet atténuait le mal de crâne, je ne me posais plus la question de leur utilité !

Il faisait jour, mais terriblement froid ! Cependant les vêtements que j’avais sur moi paraissaient assez chaud. Mais je savais que je ne pouvais pas attendre ici plus longtemps, mes réserves étaient insuffisantes pour tenir bien longtemps ! Alors je me décidais à me lever et marcher ! Mais marcher vers où ? Telle était la question! En me levant, je fis un tour d’horizon du regard ! Je pus notamment apercevoir dans mon dos ce qui paraissait être des montagnes. En tout cas le secteur semblait être plus accidenté que dans les autres directions. Je ne sais pas pourquoi j’ai voulu aller vers ces montagnes mais ce que j’en retiens maintenant c’est que j’ai fait le bon choix ! Je me mis en route, et même si j’avais mal partout, je me forçait à marcher, encore et toujours en espérant croiser quelqu’un où trouver de la nourriture! Toute cette journée j’ai marché en direction des montagnes, et à la nuit tombée, j’arrivais aux pieds des montagnes. A ce moment là, je pris un sacré coup aux moral : les montagnes étaient énormes et j’étais trop faible pour tenter une escalade! Alors je me suis arrêté et j’ai établi un petit campement de fortune pour passer la nuit !

Le lendemain matin je me rendis compte que j’avais plutôt bien dormi et une lueur d’espoir m’atteignit. J’avais rêvé que je trouverais une ville derrière ces montagnes, et ceci me donna du courage pour continuer ! Cependant ma tête me faisait de nouveau mal. Je savais que si je prenais un médicament par jour je n’irai pas loin. Mais la douleur était si forte que j’en repris un avec un peu d’eau. Là je sentis pour la première fois le manque de nourriture. Mais je ne voyais rien qui était susceptible de combler un peu ma faim. Alors je me levais et regardais à travers la montagne par où je pouvais passer. A mon plus grand bonheur j’aperçus comme un chemin tailler sur la montagne. Peut être la trace de l’homme. J’oubliais ma faim et me décida à emprunter ce chemin. Mais la montagne est trompeuse : au moment où j’ai vu ce qu’il y avait derrière cette montagne j’hésitais à faire demi-tour. D’autres montagnes apparaissaient et j’avais peur de m’y perdre. Mais l’état de mes réserves me dissuada de faire demi-tour. Par bonheur le chemin sur lequel j’étais était assez régulier et offrait peu l’occasion de se perdre.

C’est dans ces montagnes que je pris le temps de réfléchir d’où je venais et qui avait essayé de me soigner. Malgré tous mes efforts de recherche, j’étais incapable de me souvenir de quoi que ce soit. Alors j’ai fait des suppositions sur mon passé. Sûrement que je faisais parti d’un groupe de personnes et que nous avions été attaqués. On avait sûrement essayé de soigner ma blessure contractée lors de cette bataille mais comme le groupe devait continuer son chemin, on m’aurait laisser sur place avec un peu de vivres pour que j’ai une chance de survivre si je devais me remettre de ma blessure au crâne. Je n’osais imaginer qu’un de mes compagnons, si j’en avais eu, avait essayé de me tuer, en tout cas je ne pense pas qu’on m’aurait laissé avec des vivres dans ce cas là. Le fait d’avoir pensé à tout ça me permit de ne pas trop penser à ma faim et la journée passa assez vite sans incidents. Et à la tombée de la nuit j’avais presque traversé toutes les montagnes. Je pus passer la nuit dans une mini grotte ce qui me permis de ne pas trop souffrir du froid cette nuit là !

Le lendemain, je me réveillais très rapidement, j’étais pressé de quitter ces montagnes et de voir ce qu’il y avait à l’horizon. Et là, je poussais un « ouf » de soulagement. J’apercevais au loin ce qui semblait être une communauté. Je me suis dis que j’étais sauvé et avant d’aller plus loin je finis presque ma gourde et pris un de mes derniers médicaments sans penser à en économiser puisque j’arrivais dans une ville, où j’espérais trouver un abri et quelques réserves. A peine sorti des montagnes, je rencontrais pour la première fois un homme. J’étais heureux, enfin une trace de civilisation et de présence humaine. Mais quelque chose n’allait pas avec cet homme. Il s’était arrêté à 10 mètres de moi et me fixait bizarrement. Je tentais un « Bonjour monsieur ! » pour détendre l’atmosphère mais il ne me répondit pas. Au contraire, il se jeta sur moi d’un bond en poussant un cri inhumain. Il tenta de me mordre mais j’arrivais à le repousser. Il était enragé, il bavait et je compris qu’il voulait faire de moi son repas ! Mais je n’allais pas me laisser faire, je n’avais pas fait tout se chemin pour finir dans l’estomac d’un fou. Alors à son second assaut je m’écartais rapidement avant de le frapper violement sur la tête. L’homme tomba lourdement au sol et sa tête percuta une grosse pierre dépassant du sable. Il était mort ! J’étais très choqué de se que je venais de faire mais je savais que c’était le seul moyen que j’avais pour m’en sortir. Je fouillais le malheureux bien que j’étais sur de ne rien trouver de comestible. A ma grande surprise je trouvais dans une de ses poches une radio en état de marche. Et j’entendais des voix à l’intérieure. Le crépitement de la radio me fit penser aux gargouillements de mon estomac ; J’étais mort de faim et je ne pouvais plus aller très loin sans manger. Alors je me décidais, bien que cette idée me révulsait, à manger le l’homme étalé à mes pieds ! Les premières bouchées furent difficiles mais quand on a faim, on a faim. Je perdis beaucoup de temps ce jour là, mais au moins j’avais mangé. Je continuais à marcher ne direction de la ville mais je dus me résigner à l’atteindre dans la journée. Le soir, le froid me prit et j’eus énormément de mal à m’endormir. Alors je m’intéressais à la radio. Je mis du temps à comprendre son fonctionnement mais quand j’eus compris comment l’utiliser, j’étais émerveillé. J’entendais des morceaux de conversation et je compris très vite qu’il y avait du monde dans le coin, et également plusieurs communautés. Je me décidais à laisser un appel à l’aide pour que l’on vienne me chercher. Mais je ne reçus aucune réponse. Finalement je sombrais dans un profond sommeil, persuadé d’être sauvé.

Encore une fois je mis très peu de temps à me lever et je partis très vite toujours dans la même direction. Je fis une nouvelle rencontre, et comme la première, ça ne se passa pas bien. L’homme que je croisais semblait ailleurs, il ne me regarda pas. Mais à peine était-il dans mon dos qu’il essaya comme l’autre fou de m’attraper. Mais l’expérience de la veille me permis d’éviter la surprise et je pus éviter l’homme. Cette fois-ci je n’attendis pas la seconde attaque et je me jetais sur le pauvre homme. Les coups partirent sans que je pus me contrôler et bientôt il tomba, mort. J’étais dans un état de crise qui me surprit mais mon voyage était pénible et j’en avais plus qu’assez des mauvaises rencontres. Encore une fois, le cadavre de mon adversaire du jour me servit de repas. Et j’eus la bonne idée d’en garder « un morceau » avant de repartir. La fin de ma gourde et un petit comprimé suffirent pour mon repas et je repartis de plus belle. Je relançais un appel à la radio mais on ne me répondit pas.
J’arrivais aux portes de la communauté. Il y avait là plusieurs personnes qui paraissaient aussi fatiguées que moi. Mais pourquoi étaient-elles à l’extérieur ? Je demandais à quelqu’un pourquoi on ne pouvait pas entrer. Il me répondit qu’en ce moment ils n’acceptaient personne. J’étais désespéré. C’est alors que le type me dit :
« Je m’appelle Croque Mitaine. »
J’étais tout d’abord surpris. Ce gars là ne semblait pas fou contrairement aux malades que j’avais pu croiser auparavant. Il me paraissait même plutôt sympathique. Je voulus lui répondre mais … je ne me souvenais plus de mon nom ! J’étais embarrassé de ne pas savoir quoi lui répondre. Il vit que j’hésitais et pour ne pas paraître louche je répondis précipitamment :
« Je m’appelle Omer ! » Pourquoi « Omer » ? Je ne le sais toujours pas. C’est le seul nom qui me soit passé par la tête à ce moment là. Donc on allait m’appeler Omer. Peu m’importait mon nom du moment que je continuais à vivre. Nous fîmes plus ample connaissance. Ce jeune homme avait l’air sérieux et je pensais qu’il serait sûrement un excellent compagnon de route. Je lui dis :
« Tu cherches également un abri. Mais que ferais-tu si ces portes restaient fermées ?
_ Je partirais en direction du nord-est. J’ai entendu parlé à la radio d’une petite communauté appelé l’Oasis si j’ai bien compris. On nous y accueillerait.
_Est-ce loin l’Oasis ? , lui demandais-je.
_Pas plus de 2 jours de marche intensive à partir d’ici », dit-il, sur de lui.
Je me demandais si je pouvais lui faire confiance. J’avais déjà fait des mauvaises rencontres et je ne voulais pas me faire arnaquer. Mais comme je ne voulais pas moisir non plus devant les portes de cette communauté je lui proposais :
« Est-ce que tu serais intéressé par un voyage à l’Oasis avec moi ? »
Je pensais qu’au moins, s’il acceptait, c’est qu’il ne m’avait pas embobiné avec ses histoires. Il me répondit sans réfléchir :
« Si tu es prêt à y aller, je t’accompagnerais sans problème. »
A ce moment est né une vraie amitié entre lui et moi. Nous décidâmes de partir le jour même sans perdre plus de temps ici. Je lui demandais s’il connaissait le nom de cette communauté, il me répondit qu’elle s’appelait New Napoli.

Avant de partir nous fîmes un rapide inventaire de nos réserves communes. Nous avions un peu de nourriture, des médicaments et il lui restait pas mal d’eau. J’étais convaincu qu’à deux avec ses quelques réserves nous serions capables d’atteindre l’Oasis. Mais il se passa quelque chose que nous n’avions pas prévu : je suis tombé malade. A peine une heure après notre départ, je ressentis des maux de ventre, ce qui nous ralentit beaucoup. J’avais chopé une diarrhée sévère !!! Quand Croque vit dans quel état j’étais, il pris sa radio et entra en contact avec un certain Olivius, le responsable de l’Oasis. Croque avait réussi à isoler sa fréquence et lui demanda des conseils pour me soigner. On lui répondit de m’hydrater, ce qui voulait dire consommer plus d’eau que prévu. Cependant Croque n’hésita pas et me fit boire jusqu’à plus soif. Cette première journée de marche se termina et nous installâmes notre campement. Je dus plusieurs fois me lever et me soulager derrières les dunes de sable et mon sommeil fut très perturbé. Le lendemain je ne sentis pas beaucoup d’amélioration mais Croque encore une fois me fit boire. Nous mangions également beaucoup, car marcher et s’occuper d’un malade est éreintant. Nos réserves s’épuisèrent donc très vite. Mais ce jour-ci je fis un terrible effort et nous pûmes parcourir une assez grande distance. Je me sentais légèrement mieux mais nous avions encore au moins une dure journée de marche avant d’atteindre l’Oasis. C’est alors que je pris ma radio, et que je me décidai à contacter Olivius. Il compris très vite que nous n’étions pas très bien et il nous envoya quelqu’un pour nous ravitailler. Le lendemain, cet homme arriva. Il se nommait Trevor Axe. Il nous apporter de quoi nous nourrir, beaucoup d’eau pour nous soigner et même des médicaments. Cette visite, bien qu’elle fut écourtée car Trevor avait une course à faire, nous réchauffa le cœur. Nous partîmes donc rapidement. J’étais quasiment guéri, seuls quelques maux de ventres supportables persistaient. Nous pûmes ainsi parcourir toute la distance nous séparent de l’Oasis sans problème. Nous arrivâmes juste avant la nuit. Par radio nous nous présentâmes et nous annonçâmes notre arrivée. Olivius nous ouvrit les portes et nous accueillit. Nous dûmes passer une petite visite médicale mais tout allait bien. On nous offrit de quoi manger et boire. J’étais très content d’avoir trouvé enfin un toit. Mais je n’avais pas trouvé que ça : je m’étais fais surtout un véritable ami en la personne de Croque ; et j’avais également trouver une véritable famille qui m’avait accueilli et nourri sans se poser de questions. J’allais apprendre à connaître Olivius et tous les Oasis. J’allais enfin pouvoir profiter de la vie.


Dernière édition par le Dim 15 Oct - 11:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:07

Omer/joueur:Torosar 30/06 à 00:39:31


II/ La vie à l’Oasis


Les premiers jours se passèrent très rapidement. Nous étions fatigués et nous devions reprendre des forces, alors on nous laissa nous reposer tout en vérifiant que nous avions tout ce dont nous avions besoin. Après ces quelques jours au calme, Olivius nous raconta ce qui se passait dans ce désert. C’est là que je sus pour le « crash », la disparition de la majorité des hommes … Je compris vite que je devrais travailler pour l’Oasis pour les aider à se développer, ce qui était la moindre des choses après nous avoir recueilli. C’est ainsi que je fis la connaissance de Looky, le chef de production de médicaments de l’Oasis. Il m’apprit à faire des comprimés. C’est en sa compagnie et avec les autres membres du groupe que je bossais donc tous les jours.
La fin de l’hiver arriva, et je fus assez content de retrouver des températures plus convenables, malgré les pluies printanières. Les jours se suivaient et se ressemblaient mais ce qui était très agréable, c’était l’ambiance dans cette communauté. Toujours de la bonne humeur et le moindre prétexte était bon pour organiser une soirée où on finissait rarement seul et très souvent entamé par un surplus d’alcool dans le sang, voire même complètement défoncé par une surconsommation d’herbes aux effets très euphorisants. Je redécouvrais les plaisirs de la vie. En plus de Croque que je voyais régulièrement, j’avais fait plus ample connaissance avec Trevor Axe, notre sauveur, et avec Erik Trent, un gars fort sympathique avec qui le courant est passé très rapidement.
Cependant une chose m’agaçait : je ne retrouvais pas la mémoire. J’aurais tant aimé qu’elle me revienne par morceaux, mais depuis que je m’étais réveillé seul dans ce foutu désert, je n’en savait pas plus, je ne savais toujours rien de mon passé. Et je finis par me faire une raison, je ne retrouverais sûrement jamais la mémoire mais j’avais trouvé un endroit calme où vivre, et de véritables amis.
Le printemps passa, et l’été qui arriva me fit presque regretter l’hiver. On avait beau être à l’ombre dans notre communauté, tout le monde souffrait de la chaleur ainsi que les réserves d’eau. C’est alors que j’entendis parler de l’Oasis Plage. En effet, à l’heure de la digestion, après un repas très copieux, j’entendis deux personnes qui discutaient :
« Elle a quand même de la chance Beleth, à La Plage. C’est le meilleur endroit pour passer l’été.
_C’est clair ! Et en plus elle est toute seule, hé hé hé. »

Qui était Beleth ? Et qu’est ce que c’était que cette Plage ? Je me renseignais auprès de Olivius qui me dit fièrement :
« La Plage ? Je ne t’en avais pas parlé ? Et bien figure toi que c’est une partie de la rive du fleuve que tu aperçois au Sud que nous avons aménagé en plage. Nous en sommes très fiers. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de communauté comme nous qui puissent se vanter d’en avoir une. On la voit du haut de la vigie. »
La vigie ! Encore un endroit que je n’avais jamais visité. En même temps il est assez difficile d’y monter après une soirée Oasienne bien arrosée … Et trouver une soirée sans fête à l’Oasis, c’est pas évident non plus. Je décidais donc d’y aller mais j’entendais Looky m’appeler pour que je finisse mes médicaments. Je dus donc patienter un peu, et le lendemain aux premières lueurs du jour, j’étais perché à la vigie, fixant le fleuve et La Plage. Je redescendis pour trouver Olivius et lui demander la permission de me rendre à La Plage. Il me demanda si j’avais produis mes médicaments pour la journée mais vu que je devais attendre Looky pour les faire, et qu’il était occupé, je dus lui répondre que ça ne serait fait que tard dans la journée. Il me répondit « Pas de médicaments, pas de Plage.» Je retournais donc à la vigie observer la Plage, à défaut de m’y rendre. Puis je fis un tour d’horizon. Je n’avais jamais observé le désert de si haut. C’était superbe ! Mais quelque chose de bizarre attira mon attention. Je voyais un pauvre homme qui se dirigé vers nous, il courait, il paraissait terrorisé. Derrière lui, une autre personne lui courait après. Il allait vite et rattrapa le premier. Et il le fit chuter et le rua de coup. L’autre avait l’air de souffrir. Et à force de prendre des coups il finit par mourir. Je vis l’agresseur se jeter sur le corps et commencer à le dévorer. Je descendis en trombe pour en informer Olivius. Il me dit qu’il allait voir ça avec Cannibal Holocaust, le responsable de notre sécurité. Il me dit également que j’avais rendu un grand service à la communauté d’avoir prévenu de l’approche d’un fou dangereux et me demanda ce qui me ferait plaisir en récompense. Je répondis que j’aimerai vraiment voir La Plage. Il me fixa et je le vis hésiter. Je profiter de son hésitation pour lui dire que l’été se finissait et que c’était une des rares occasions pour moi de voir La Plage. Il finit par accepter et me laissa partir le lendemain. Je m’étais arrangé avec Looky, j’avais fait des heures supplémentaires le soir même pour éviter de rester sur place le lendemain pour les médicaments.
C’est ainsi que je découvris La Plage et surtout Beleth… Tout était magnifique, et je ne parle pas que des aménagements matériels… Olivius m’avait dit en souriant avant que je parte de faire attention à elle. J’ai passé la journée et la nuit avec elle,je pense pas lui avoir fait de mal, bien au contraire. Elle me fit visiter la Plage et nous avons passé la journée à se baigner… Sûrement la meilleure journée de ma vie depuis que j’avais repris connaissance l’hiver précédent même si ça passa très rapidement. Le lendemain je devais déjà retourner à l’Oasis, la production des médicaments n’attendait pas.
A peine arrivé, Erik Trent me sauta dessus. Il était content de me revoir (moi aussi même si ça faisait à peu deux nuits qu’on avait pas bu ensemble…) Il me dit :
« C’est super important ! Je viens d’entrer en contact avec Alcyone, c’est le responsable des coursiers de l’ECHOS. Et il voudrait un coursier venant de l’Oasis. Je lui ai dit que t’étais quelqu’un de bien et que tu serais sûrement volontaire pour tenter l’expérience. Tu te promènerais à travers tout le Nord, transportant du matos à toutes les villes de L’ECHO. Le seul problème c’est que ton nouveau job, si tu l’acceptes, commence … maintenant !!! »
J’étais un peu surpris et je ne savais quoi lui répondre. C’est vrai que malgré la bonne ambiance ici, je m’étais déjà demandé ce qu’il y avait à l’extérieur. Alors j’acceptais.
« Vraiment ? Tu veux bien ??? J’étais sûr que je pouvais compter sur toi !!! »
Cette décision, bien qu’elle me parût difficile à prendre, s’avéra très bénéfique pour moi car j’allais pouvoir visiter tout l’Echos, et rencontrer plein de nouvelles personnes. Ma vie venait de prendre un tournant que je n’osais imaginer il y a encore une heure. Les séparations allaient sûrement être dures mais je savais que j’étais le bienvenu à l’Oasis quand je voulais et j’étais sûr de garder le contact avec eux quoi qu’il puisse arriver.
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MessageSujet: Re: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:08

Omer/joueur:Torosar 30/06 à 00:40:41


III / La vie de coursier


Ca faisait maintenant près de 2 ans que j’avais quitté l’Oasis pour entrer dans les rangs du Fram Ex. A l’époque tout s’était enchaînée très vite ! Je m’en rappelle encore.
C’était à la fin du printemps de l’an 3. Ca faisait 2 saisons que je produisais des médicaments à l’Oasis. J’avais eu l’autorisation spéciale d’Olivius d’aller faire un tour à « La Plage » ! Les beaux jours revenaient et j’étais impatient de voir cette plage dont tout le monde parlait !
Beleth m’avait accueilli très chaleureusement et les 2 jours et la nuit que j’ai passé là-bas ne sont pas prêts d’être oubliés. Le soir du deuxième jour, je rentrais tout content de ma visite, quand à peine arrivé dans l’Oasis, Trevor Axe me pris à part ! Il avait contacté un certain Alcyone et il me proposait de devenir coursier ! L’idée que j’avais du boulot de coursier était très vague et je n’eus pas vraiment le temps de réfléchir à cette proposition ! Un certain The Boss attendait ma réponse pour éventuellement m’emmener avec lui. Je fis donc de rapides adieux aux Oasis avant de partir avec The Boss !
Même si nous ne nous connaissions pas, il a tout de suite était très sympathique avec moi et m’a mis très vite à l’aise ! Il m’emmenait à Algoflash. Je ne connaissais pas les villes de l’ECHOS car j’étais jusqu’à présent resté dans l’Oasis. Alcyone me contacta à ce moment pour me donner ma première mission : partir à pieds cers PonyShow me récupérer un équipement digne d’un coursier.
Voilà comment tout ça a commencé ! Grâce à ce poste, j’ai pu voir de nombreuses villes et j’ai parcouru pas mal de chemin! J’ai ainsi pu découvrir New Napoli, Algoflash, Le Pony Show, Galdorane, Kiruna … J’ai également pu croiser des gens forts sympathiques un peu partout : Olfing, Callahan, Saturn Fred, Bilibob, Lydiane, El Marius … et beaucoup d’autres encore !
Sans oublier mes collegues, que je considère plus comme des amis, voire des frères pour certains : Alcyone, plus qu’un chef, un véritable ami ; The Boss qui est parti vers d’autres horizons ; Saslim avec qui j’ai voyagé pendant plusieurs saisons … et tous les autres que je connais moins et que je croise de temps en temps au bar des coursiers à Galdo !
Vraiment je ne regrette pas d’avoir choisi ce poste il y a 2 ans ! Et l’ECHOS qui s’étend annonce de nouvelles découvertes !
La seule chose qui me chagrine, c’est de ne jamais être retourné à l’Oasis depuis ce temps ! Même si j’ai eu l’occasion de retrouver Trevor sur la route quelques fois, d’autres me manquent beaucoup. Le sage Olivius qui m’a accueilli, Croque Mitaine, mon compagnon de galère avant notre arrivée à l’Oasis et tous les autres ! Et il paraît que ça a beaucoup grandi avec plein de nouveaux habitants ! Je reviendrais voir tout ça bientôt !
Mais pour l’instant, Galdo a besoin de fer et de médicament ! Et on compte sur moi pour ravitailler ! Alors finit la pause, faut repartir !
Une page se tourne, voyons ce que l'avenir me réserve
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MessageSujet: Re: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:09

Omer/joueur:Torosar 30/06 à 00:41:59


IV/ Le retour de l’hiver


Ca y est ! Le froid était revenu ! La mauvaise saison avait à peine fait son apparition, et j’avais déjà pris un coup au moral ! Que c’était pénible d’être coursier pendant cette saison !
Depuis peu, le Fram EX était réorganisé et je voyageais à nouveau seul. Saslim était parti travailler sur une autre ligne. J’avais déjà travaillé longtemps seul avant de faire équipe avec Saslim et ça ne m’avait pas dérangé pour autant. Mais après plusieurs saisons passées avec lui, je m’étais habitué à sa présence, surtout que nous nous entendions très bien. Pour la première fois depuis longtemps, je me sentais seul. Et ce n’était pas le froid et la pluie glaciale qui allaient me remonter le moral.
Je venais de quitter Kiruna pour Galdo. Je connaissais cette route par cœur et pourtant tout me semblait étrange, et même inquiétant. Le désert me semblait différent, transformé par ce changement de saison.
Mon cheval était fatigué. On venait de faire un aller Galdo/Kiruna et déjà je lui demandais de refaire un effort pour repartir vers Kiruna. La pauvre bête aussi en avait marre ! J’ai donc du posé mon campement à quelques lieues de Kiruna. La nuit allait être longue. Je me réconfortais en pensant au bar de Galdo. Peut être qu’il y aura des amis là-bas à retrouver. Et surtout la chaleur de Galdo.
Cet hiver allait être long, très long …
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MessageSujet: Re: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:10

Omer/joueur:Torosar 30/06 à 00:42:35


V/ Des retrouvailles inattendues


Tout s’est passé très vite. Et la chance nous a bien aidé sur ce coup là. Nous sommes actuellement à la 5ème lune de l’hiver de l’an 5. Et je suis en compagnie de mes amis perdus, Mû et Zemzelett, deux ans après notre séparation. Et nous nous dirigeons vers Kiruna.

Au début de l’hiver je ne me rappelais pas de leurs noms et je les croyais morts, et aujourd’hui nous sommes réunis. J’ai encore du mal à réaliser ce qui m’arrive. Quand je pense que tout a commencé par un banal contact radio avec ce que je croyais être un inconnu. Il m’avait contacté par hasard pour que je lui indique le chemin de la ville la plus proche. Il se trouvait au sud de Kiruna, c’est donc vers cette ville que je l’ai dirigé. Il m’a re-contacté une lune plus tard pour me remercier car il approchait de la ville. Il me paraissait sympathique alors nous avons fait connaissance par la radio. Et quand enfin il m’a dit son nom, mon cœur s’est emballé d’un coup et j’ai failli tomber à la renverse … il s’appelait Mû. A ce nom, beaucoup de souvenirs me sont revenus. Tout le passé que je cherchais et que j’avais oublié … une partie me revenait. Je me rappelais que nous étions 3 amis dans le désert, que nous voyagions vers le nord. Et que nous fûmes attaqués par un groupe de pillards. Là c’est le trou noir, je ne me souviens de rien avant mon réveil. Mes amis de l’époque s’appelait Mû et … Impossible de me souvenir à ce moment. Ni une, ni deux, j’ai repris la conversation avec Mû. Quelle ne fut pas sa surprise quand je me suis présenté et qu’il me reconnut. Il s’est passé quelques secondes avant qu’il ne reprenne la parole. Il paraissait très ému lui aussi. Je lui ai donc proposé de le rejoindre à Kiruna car je m’y rendais, j’avais une course à faire. Et je parti au galop vers Kiruna.

Quand je suis arrivé, j’ai pratiquement ignoré l’habituel accueil chaleureux de Saturn Fred, le comptable pour aller rejoindre Mû. Quel choc que de se retrouver au même endroit, deux ans après avoir été séparé dans des circonstances troubles. Cependant il était fatigué de son voyage et je l’ai laissé se reposer avant de lui poser plein de questions. Je suis allé m’excuser auprès de Saturn Fred et j’ai fait avec lui les échanges pour lesquels j’étais venu. Je lui ai expliqué la situation et il était content pour moi, et il ne m’en voulait absolument pas de m’être un peu précipité en arrivant.
Quelques heures après, Mû avait récupéré et nous avons longuement discuté. C’est là que j’ai appris qu’il avait également perdu la trace de notre troisième ami, ou plutôt amie : Zemzelett. Il ne me raconta que très peu de choses sur notre séparation brutale et sur ce qu’il avait fait pendant ces 2 années. Il semblait marqué et il lui faudrait sûrement un peu de temps pour me le raconter. Par contre il m’a parlé de Zemzelett et il pensait qu’elle pouvait être encore vivante. Mais il n’avait pas réussi à la contacter car la radio qu’il avait était défectueuse. Par contre il se rappelait de sa fréquence et il m’a proposé d’essayer de la contacter. Je venais à peine de le retrouver, et j’allais peut être retrouver mon autre amie. J’ai réglé ma radio sur la fréquence donnée par Mû et nous avons été très émus d’entendre une réponse ! C’était bien une voix féminine. Et elle s’appelait bien Zemzelett. Je lui ai expliqué qui nous étions et sa réaction fut similaire à celle de Mû. Un instant silencieux avant qu’elle ne reprenne la parole. Elle nous a dit qu’elle marchait vers l’est en direction d’une communauté appelée Dombass. Elle se trouvait en fait très proche de nous. Je lui ai donc indiqué le chemin pour rejoindre Eneisha, une autre ville de l’ECHOS, proche de Dombass. Je lui ai également dit que nous partions la chercher sur le champ. Mû était d’accord pour repartir malgré la fatigue.
J’ai donc contacté Alcyone pour lui expliquer la situation et il me laissa quelques lunes pour rejoindre Zemzelett. Kiruna ne pouvant nous fournir deux chevaux, nous sommes partis à pieds vers Eneisha, sachant qu’il y avait quand même deux petites chaînes de montagnes à traverser. Saturn Fred nous a confié quelques médicaments à amener à Eneisha qui en manquait. Et oui, même en « repos », un coursier fait du zèle.
Pendant tout notre trajet, nous avons gardé le contact avec Zemzelett. La première nuit dans notre campement fut longue, car les retrouvailles se rapprochaient. Nous allions être réunis après deux ans de séparation …

Le réveil n’a pas été difficile et le reste du trajet vers Eneisha a été fait assez rapidement. Zemzelett est arrivée juste après nous. Nous étions tous les trois aux portes de Eneisha, enfin ensemble. Le soleil se couchait, Veuch et Olfing nous ont fait bon accueil à Eneisha où nous avons pu nous reposer tranquillement. La fatigue a eu raison de notre curiosité, et nous nous sommes endormis sans presque se dire un mot. De toute façon, nous n’étions plus à une journée près.

Voilà comment j’ai retrouvé mes amis en très peu de temps en fait. Ce matin Veuch nous a donné de l’eau pour notre trajet de retour vers Kiruna. Malheureusement, à cause de l’hiver, elle n’a pas pu nous fournir de nourriture ni de médicaments mais nous allons nous débrouiller. Par contre elle n’a pas oublié de nous donner un peu de charbon à amener jusqu’à Galdorane (depuis j’ai un nouveau proverbe : « Coursier un jour, coursier toujours »). Et nous voilà repartis tous les trois à pieds vers Kiruna.
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MessageSujet: Re: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:11

Omer/joueur:Torosar 30/06 à 00:43:23


VI / L’histoire de Zemzelett


Le trajet jusqu’à Kiruna se passait bien malgré le temps pourri qui persistait depuis le début de l’hiver. Eneisha était maintenant derrière nous, et Kiruna se rapprochait. Malheureusement, les montagnes ne nous facilitaient pas le voyage et nous avons du établir notre campement après la première chaîne de montagnes traversée. Nous étions très fatigués de cette marche forcée dans les montagnes, et le manque de nourriture se faisait sentir. On s’est alors regroupé autour du feu, pour parler et se raconter ce qui s’était passé depuis 2 ans. Et surtout je voulais savoir comment nous avions été séparés. C’est Zemzelett qui a pris la parole. Mû, bien qu’il participait à la conversation, parlait très peu de lui.
Zemzelett raconta que nous étions tous les 3 dans le désert et que nous nous dirigions vers le nord pour trouver un endroit civilisé. Tout se passait bien jusqu’au moment où nous fûmes attaqués par un groupe de pillards. Lors de cette attaque, nous nous sommes bien battus forçant les pillards à repartir d’où ils étaient venus sans avoir pu nous voler quoi que ce soit. Cependant, j’avais été blessé à la tête et après cette bagarre, je me suis évanoui la tête en sang.
Mû reprit la parole. Il dit que lui et Zemzelett s’étaient occupés de moi, en me pensant la tête. Ils avaient établi un camp de fortune. Pendant la nuit qui suivie, les pillards, vexés par leur déconvenue, étaient réapparus dans les parages pour se venger. Mû prit alors la décision de me laisser sur place avec quelques vivres car j’étais encore inconscient et ils n’avaient pas les moyens de me transporter, et il partit avec Zemzelett en espérant attirer les pillards loin de moi.

Mû semblait gêné de me dire ce qu’il avait essayé de faire pour me sauver. Je lui dit qu’il avait fait le bon choix, et que je ne lui en voulais absolument pas d’avoir essayer de faire de son mieux pour me protéger du danger. Je savais que ça avait été un choix très difficile à faire que de laisser un compagnon dans le désert seul. Mû paraissait soulagé de voir ma réaction. Zemzelett était très émue. Ce souvenir lui faisait très mal au cœur également. Elle me dit qu’elle avait pleuré des jours entiers après m’avoir laissé.
C’est à ce moment que d’autres souvenirs, très vagues, me sont revenus. Et pour la première fois depuis nos retrouvailles, je regardais différemment Zemzelett. Et s’il elle n’était pas qu’une simple « amie » … J’étais très gêné d’avoir oublié ce souvenir, si important à mes yeux. Et j’étais encore plus gêné en me demandant ce qu’elle pensait de moi, si j’étais plus qu’un simple « ami » qui ne la reconnaissait pas.

Zemzelett me sortit de mes pensées en poursuivant son histoire. Mû et elle, après m’avoir laissé, partaient vers le nord. Volontairement, Mû se fît repéré par les pillards pour les éloigner de ma position. Quand ces meurtriers du désert ont commencé à les poursuivre, Mû et Zemzelett se réjouissaient car leur plan avait fonctionné. Mais maintenant, ils devaient se sortir du pétrin dans lequel ils étaient. Et ça ne se passa pas du tout comme prévu.
Voyant les pillards se rapprocher, ils décidèrent de se séparer. Ils n’étaient que 2, et avaient très peu de chance de s’en sortir. Ils partirent chacun dans une direction opposée, espérant que les pillards ne suivraient qu’une seule trace. C’est ce qui se produisit. Zemzelett courut longtemps sans vraiment savoir où elle allait. Au petit matin, elle réalisa que personne ne la poursuivait. Elle était soulagée mais également complètement perdue. Elle venait de perdre ses deux compagnons de route et elle ne savait pas où elle était. Elle pleura pendant plusieurs jours, tout en se dirigeant vers les montagnes qu’elle apercevait au loin. Malheureusement ses réserves s’épuisaient, et elle finit par s’écrouler de fatigue à quelques kilomètres des montagnes.
Elle eut la chance d’être repérée par des gens qui la recueillirent. C’était des pauvres gens vivant dans les montagnes. Là-bas, elle fut bien traitée et elle s’intégra doucement parmi ces gens si généreux. Elle pensait beaucoup à ses deux amis qu’elle avait perdu, mais elle ne pouvait pas faire grand-chose pour le moment. Elle avait essayé de contacter Mû par radio, mais celui-ci ne répondait pas. Elle avait également essayé de me contacter, mais jamais elle ne réussit à établir le contact. Pensant qu’elle avait perdu définitivement ses amis, elle s’accoutuma à son nouvel environnement. Elle passa presque 1 an et demi avec eux. Elle partageait les tâches quotidiennes et les jours passaient ainsi, monotones. Mais le sort semblait s’acharner sur elle. Maintenant qu’elle avait trouvé une nouvelle famille, elle n’aspirait plus qu’à vivre tranquille ici. Mais tout bascula quand une épidémie s’en mêla. Le typhus ravagea une très grande majorité de ses compagnons. Elle fut épargnée par la maladie, mais cette nouvelle perte lui faisait très mal.
Avec les quelques survivants, ils établirent un nouveau petit village, plus à l’est dans les montagnes. Rien n’était plus pareil depuis cette terrible épidémie, et l’ambiance dans le petit groupe n’était plus ce qu’elle était. Les premiers mois, chacun prenait sur soi, mais la situation ne pouvait plus durer. Et la désignation du nouveau chef du clan allait être le prétexte à de violentes disputes. Zemzelett était désolée de voir ce qui se passait. Finalement, un chef fût désigné et malgré les protestations de certains, l’ordre se rétablit tranquillement. Mais quelques lunes plus tard, ils retrouvèrent leur chef mort, poignardé. Les disputes éclatèrent à nouveau. Zemzelett en avait assez. Ca faisait près de 6 mois que ça ne se passait pas bien. Alors une nuit, elle prit dans les réserves du groupe quelques vivres et sa radio, et elle descendit les montagnes pour aller vers l’est.
Elle partit plein est en espérant retrouver des gens. Elle trouva un petit message où était écrit : « Dombass à quelques lieues à l’est ». Ce message lui redonna courage et elle continua son chemin. Mais ce qui l’attendait était au dessus de ses espérances. Quelqu’un essayait de la contacter sur sa fréquence privée. Et quand elle répondit, qu’elle ne fut pas sa surprise d’apprendre que c’était Mû et moi-même qui tentions de la contacter. Après que je l’eus redirigée vers Eneisha, elle activa sa cadence. Elle se demandait par quel miracle nous étions encore en vie. Elle n’avait pas eu de nouvelles pendant deux ans et voilà que tout à coup, nous reprenions contact.
Finalement elle arriva à Eneisha épuisée, et c’est là que nous l’avons récupérée.

Elle était heureuse de nous raconter ce qui lui était arrivée. Je me dis que j’avais eu beaucoup de chance par rapport à elle. Mais ce qui importait maintenant c’est que nous soyons réunis.
J’allais demander à Mû de nous en dire plus sur ce qui lui était arrivé, mais il était déjà tard, et il voulait se coucher. Nous l’avons donc laissé se reposer.
Maintenant que Mû dormait et que j’étais seul avec Zemzelett, je voulais lui parler de mes vagues souvenirs mais elle me devança et c’est elle qui me posa des questions. En même temps je ne savais pas comment lui dire mes pensées.
Elle voulut savoir comment on avait réussi à la contacter, et surtout comment j’avais retrouvé Mû. J’avais déjà raconté ma vie à Mû quand nous étions à Kiruna, mais je ne me lassais pas de le faire. Elle m’écoutait attentivement. Je lui ai raconté mon arrivée à l’Oasis, mon intégration dans l’ECHOS et ma vie en tant que coursier. Je lui ai raconté également la façon dont j’avais retrouvé Mû. Je lui ai dit que je ne savais rien du passé de Mû, et que ce n’était pas son sujet préféré. Sûrement avait-il également vécu des moments douloureux, et qu’il n’était pas prêt à raconter. Je lui dis également que j’avais très peu de souvenirs du passé, que je ne savais plus rien sur ce qu’on faisait avant notre séparation. Elle paraissait ennuyée de mon amnésie mais ne me dit rien.

Après cette discussion, Zemzelett partit se coucher et je montai la garde cette nuit. Je n’avais pas envie de dormir et je me posais surtout beaucoup de questions par rapport à Zemzelett.
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MessageSujet: Re: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:13

Omer/joueur:Torosar 30/06 à 00:43:57


VII/ L’histoire de Mû


La fin du trajet entre Eneisha et Kiruna s’est passée sans soucis et Saturn Fred nous accueillit aux portes de Kiruna. Mû, Zemzelett et moi, nous nous sommes alors installés dans un coin de la ville pour discuter de ce qui allait se passer. Saturn était près a accueillir mes amis, il avait déjà accueillit Mû avant que je le rejoigne. Mais Mû nous a fait comprendre qu’il préférait vivre à l’extérieur… Comme il était très vague, Zemzelett et moi, nous avons voulu en savoir un peu plus, et devant notre insistance, Mû nous a donné plus d’informations. Il a donc commencé à nous raconter son histoire.
Il reprit à partir du moment où Zemzelett et lui furent séparés. Lors de la seconde attaque des pillards, il avait donc décidé de laisser partir Zemzelett de son côté en espérant qu’elle s’en sortirait. Lui était donc parti à l’opposé et avait fait exprès de se faire repérer pour laisser une chance à Zemzelett. Mais seul contre la bande de voleurs, au milieu de la nuit et sans véhicule, il n’est pas allé bien loin. Les pillards l’ont donc rattrapé et même si Mû s’était battu de son mieux, il finit par être capturé. Puis pendant tout le reste de la nuit, il fut traîné jusqu’à une petite communauté de pillards. Mû était donc seul contre tous, séparés de ses amis.
Mais dans son malheur, Mû eut un peu de chance. En effet, les pillards qui l’avaient capturés n’étaient pas des brutes sanguinaires. Ils ne maltraitaient presque jamais leurs prisonniers. Et pour cause, ils se servaient des prisonniers comme petite armée de défense de leur communauté, en quelque sorte la première ligne de défense qui se sacrifie pour les autres. Mû compris assez vite qu’il fallait mieux être obéissant le plus possible pour éviter des ennuis inutiles. Et il espérait surtout que les attaques étaient peu fréquentes. Dans la communauté, il fit connaissance avec pas mal d’autres prisonniers et également avec un des gardes. Mû apprit par ce dernier que les attaques étaient plus fréquentes qu’il n’y paraît, car plusieurs clans de pillards essayaient d’étendre leur zone de contrôle.
Cependant, pendant presque un an il ne se passa rien dans la communauté des pillards. Mû s’habituait à cette vie de prisonnier, qui malgré son absence de liberté de mouvement, n’était pas spécialement dur à vivre. Bien sur, Mû aurait tout donné pour savoir ce qu’était devenu Zemzelett et Omer, mais il n’avait aucun moyen de les joindre. De plus, il avait bien imaginé de s’évader, mais la dernière tentative d’un prisonnier lui ôta cette idée de la tête. Le prisonnier qui avait tenté de s’enfuir s’était fait rattraper presque aussitôt. Et la punition qu’on lui affligea alma les ardeurs de tous. Le pauvre prisonnier fût attaché par les pieds et un des pillards monta à cheval et le traîna tout autour de la communauté, jusqu’à ce que mort s’en suive.
Donc pendant un an, Mû vivait avec ces pillards. Les prisonniers, en temps de « paix » étaient utilisés pour produire les ressources nécessaires à la survie du groupe. Mû s’acquitta de sa tâche sans rechigner, surtout qu’il était bien traité, et presque toujours bien nourri.
Cependant, les pillards allaient eux-mêmes briser cette ère de paix. En effet, ils avaient profité de cette année tranquille pour s’armer un peu plus et voulaient étendre leur territoire. Donc, dès le début de l’année suivante, plusieurs expéditions partirent de la communauté et les pillards revenaient victorieux. Tout semblait facile pour eux et ils se voyaient déjà comme un nouvel empire important du désert. Mais il se passa quelque chose qui semblait pourtant improbable jusqu’à maintenant. Les autres clans s’unirent pour se débarrasser d’eux.
Et dès la fin de l’été, les premières attaques commencèrent. Toutes les petites annexes des pillards qu’ils avaient établis autour de leur communauté furent détruites rapidement. Les quelques survivants qui revenaient racontaient que plusieurs hordes de pillards arrivaient, et que la communauté tiendrait difficilement. La fon de l’année s’annonçait donc très animée.
Jusqu’à la fin de l’été aucune attaque ne fut entreprise contre la ville. Les pillards s’organisaient. Mû et les autres prisonniers reçurent quelques cours rapides pour le combat, mais aucun ne reçut d’armes pour se battre.
C’est au début de l’automne que les choses sérieuses commencèrent. Une première attaque fut lancée. Mû s’apprêtait à combattre pour la première fois depuis longtemps. Cependant les pillards furent surtout par les attaquants. Ils étaient beaucoup moins nombreux qu’ils ne l’avaient imaginés. Peut-être que leurs adversaires les sous-estimaient. Ceci rassurant grandement l’ensemble de la communauté et les attaquants furent vaincus sans trop de soucis. A peine 3 morts dont 2 prisonniers chez les défenseurs et quelques blessés légers. Mû s’était bien comporté durant cette attaque et s’en sortait indemne. La nuit suivant l’attaque, on fêta la victoire chez les pillards.
Mais une chose était sure, ça n’allait pas s’arrêter là. Quelques jours après, une seconde offensive démarra. Cette fois, les attaquants étaient nombreux et les pillards dans la communauté n’étaient pas sereins. Il devait y avoir au moins autant d’attaquants que de défenseurs, mais les protections de la ville étaient un atout non négligeable. La bataille commença à la tombée de la nuit. Elle fit rage pendant des heures et au levé du soleil, la ville était méconnaissable. Des dizaines de corps étaient étalés aux portes de la ville. Plusieurs bâtiments avaient brûlé pendant l’attaque. Mais ce qui importait le plus, c’était la victoire. En effet, malgré le nombre de morts, les défenses tenues, et les pillards étaient toujours maîtres des lieux. Tous les attaquants avaient été tués, mais une quinzaine de pillards et près de la moitié des prisonniers étaient tombés au combat. Mû quand à lui avait survécu. Il s’était encore une fois distingué lors de l’attaque et s’en sortait sans trop de dommages : quelques plaies au corps mais pas plus. Durant toute la journée qui suivit, il n’y eut pas de fête pour célébrer la victoire. Il fallait brûler les corps pour éviter une épidémie, et réparer ce qui était réparable dans la ville. Sans compter les blessés à soigner.
C’est seulement quelques jours après, vers la fin de l’automne que la vie put reprendre son cours presque normalement dans la petite cité. L’hiver qui s’annonçait aller être rude et il fallait s’y préparer au mieux, avec les quelques moyens qui leurs restaient.
Mais c’était sans compter sur l’acharnement des autres clans de pillards. Après la dernière victoire, Mû et les autres pensaient bien que les quelques adversaires qui restaient les laisseraient enfin tranquille. Ils pensaient avoir vaincus une grande majorité de leur armée. Mais il n’en était rien. Et dès le début de l’hiver, une autre attaque s’organisa. A la deuxième lune de l’hiver, au petit matin, les habitants de la communauté se réveillèrent sans s’imaginer un instant de ce qui se passait. Et quand un des prisonniers donna l’alerte il était déjà trop tard. Pendant toute la nuit, une énorme armée de pillards s’était réunie tout autour de la cité. Ils l’avaient encerclés et attendaient le petit matin pour attaquer. Ils étaient trois fois plus nombreux que lors de la deuxième attaque. On aurait dit que tous les habitants du désert s’étaient réunis pour détruire la communauté. A l’intérieur de la communauté, on n’eût même pas le temps de s’équiper quand les premières flèches dégringolèrent du ciel. La porte principale fut défoncée rapidement et des coups de feux éclatèrent. Le massacre commençait. Mû ne sait toujours pas comment il a réussi à s’échapper de cet enfer. Tout ce dont il se souvient c’est qu’un des bâtiments à l’extrémité nord de la ville s’était effondré et qu’il avait essayé de se frayer un chemin à travers le tas de planches qui s’était formé. Un autre prisonnier l’avait suivi. Les attaquants entourant la ville, Mû et son compagnon restèrent cachés pendant toute la durée de cette attaque. Hors l’attaque fut brève : en à peine une demi-heure, toute la communauté était rasée, et ses habitants exterminés. Après avoir récupéré ce qui était récupérable, les attaquants repartirent chez eux après cette démonstration de force. Mais on connaît les pillards, et cette entente qui avait fait naître une véritable armée ne dura pas longtemps et bientôt les clans redevinrent indépendants pour se remettre en guerre les uns contre les autres.
Quand à Mû et son compagnon, ils quittèrent les ruines de la ville et se dirigèrent vers les montagnes au nord. Mû était quand même blessé au bras et son compagnon était épuisé et également blessé, mais plus sérieusement à la poitrine. Après deux lunes de marche dans le désert, ils atteignirent la montagne et une petite communauté qui les hébergea sans rien demander en échange. Mû et son compagnon purent ainsi se reposer et on leur apporta également de quoi se soigner.
Mais le lendemain matin, Mû apprit par ses hôtes que son compagnon n’avait pas survécu à sa blessure et qu’il ne s’était pas réveillé ce matin. Mû, qui ne pensait pas que la blessure de son compagnon était aussi grave, se méfia alors de ses hôtes qui l’hébergeaient gratuitement. Durant les quelques jours qui suivirent, Mû se reposa et surtout, il observa le comportement de ses hôtes. Bien qu’ils paraissaient sympathiques, ils étaient étranges et Mû se sentit vite mal à l’aise chez eux. C’est pourquoi, une nuit, il alla dans les réserves de la communauté prendre quelques vivres et il y trouva également une radio. Il repartit vers le nord dans les montagnes à la recherche d’autres personnes.
Il essaya sa radio et constata rapidement qu’elle était en mauvais état. Elle ne captait pas beaucoup de fréquence. Il se souvenait de la fréquence personnelle de Zemzelett mais malheureusement, sa radio refusa d’émettre et de capter. Par contre il hésita sur la fréquence privée d’Omer. Il ne s’en souvenait plus parfaitement. Alors il essaya plusieurs fréquences sans succès jusqu’au matin. Enfin à la lueur du jour, il tenta encore une autre fréquence et cette fois-ci, on lui répondit.

C’était donc comme ça que Mû avait réussi à me contacter quand j’étais proche de Kiruna.
Après avoir raconter son récit, Mû nous expliqua que ses dernières expériences en communauté lui avaient laissé un goût amer, et qu’il n’était pas près à revivre entre quatre murs.
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MessageSujet: Re: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:14

Omer/joueur:Torosar 30/06 à 00:44:40


VIII / La vie reprend son cours normal



Ca faisait maintenant quelques lunes que j’avais quitté mon poste de coursier pour rejoindre mes amis. Et il était temps pour moi de retrouver mon boulot. Mais il fallait d’abord que je vois ce qu’allaient devenir Mû et Zemzelett. Et vu ce qu’avait vécu Mû, j’étais sur qu’il refuserait de bosser dans une communauté, à produire tous les jours la même chose. Alors après une rapide discussion avec Alcyone, j’ai proposé à mon ami de rejoindre les rangs du Fram EX, en lui expliquant un peu plus en détails notre rôle dans l’ECHOS. Cette idée lui plu très rapidement et il contacta Alcyone pour lui faire part de sa motivation. Et aussitôt après, il nous a annoncé qu’il partait sur le champ au Pony Show pour récupérer un équipement digne d’un coursier. J’étais heureux de voir que Mû s’intégrait très bien, et malgré notre sépration rapide, j’étais sur de le revoir au bar des coursiers à Galdo.
Je devais également voir ce que Zemzelett voulait faire. Elle ne connaissait rien à l’ECHOS et ne savait que faire. Alors je me suis arrangé avec Alcyone pour qu’elle me suive jusqu’à Galdo en attendant de savoir la suite des événements. Ainsi, le lendemain, après une bonne nuit de repos, j’ai récupéré mon cheval et nous sommes partis pour Galdo.
La route s’est très bien passée, et après une journée et demie de marche tranquille, nous sommes arrivés aux portes de Galdo, où Ikks nous a ouvert les portes. C’est là que j’ai eu les dernières nouvelles. Les Bolchos nous déclaraient la guerre. Et il fallait ravitailler certaines comms en urgences. A peine arrivé que je devais repartir. Et cette fois Zemzelett ne pouvait pas le suivre.
Mission d'urgence oblige, j'ai du faire mes bagages en vitesse : Eneisha avait besoin de moi. Et pour la premiere fois depuis nos retrouvailles, j'allais être séparés de Zemzelett ...
Ikks m'a promis de veiller sur elle, mais j'étais triste de la laisser. Elle aussi paraissait chagrinée de me voir partir sans elle.
Ikks et Zemzelett étaient avec moi aux portes de Galdorane, juste avant mon départ. Ikks me souhaitait bon voyage comme à son habitude. Je le remerciais encore pour son accueil chaleureux et je lui murmurais une dernière fois à l'oreille de faire attention à elle.
Je m'approchais de Zemzelett pour lui dire au revoir. Ca faisait maintenant 4 lunes qu'on voyageait ensemble mais je n'avais pas trouvé le temps, ou je n'avais pas osé lui parler franchement. Elle se jeta dans mes bras et me serra très fort.
Apres quelques secondes, je montais à cheval et partis sans me retourner, pour ne pas montrer mes larmes ...
C'était décidé, dès que je reviendrai, je lui parlerai.
Mais les habitants d'Eneisha avaient besoin d'aide, et je partis au galop.

L’aller-retour entre Eneisha et Galdo fut bouclé en à peine 3 lunes. Exceptionnelement, je ne mettais pas arrêté à Kiruna, mais mon envie de revoir au plus vite Zemzelett me donner des ailes. Même la traversée des montagnes à l’est de Kiruna s’était passée rapidement et sans embrouilles.
Le soir de mon retour à Galdo, je suis entré rapidement et la première chose que j’ai faite, fut d’aller voir Zemzelett dans son campement. Elle ne m’attendait pas de retour aussi vite, mais elle était ravie de me voir. Et là, sans plus de parole, je me suis approché d’elle et je l’ai embrassé.

Ma vie avait repris son cours maintenant, mais les dernières lunes m’avaient apporté mon lot d’émotions. J’avais retrouvé mes amis, et avec eux une partie de mon passé ; et également j’avais trouvé en Zemzelett bien plus qu’une amie puisque maintenant je passais ma vie avec elle quand je n’étais pas mission. Je voyais maintenant le futur bien différemment : je n’étais plus seul, et Zemzelett me procurait beaucoup de bonheur. Le futur s’annonçait moins triste et douloureux maintenant, même si les Bolchéviques menaçaient le Nord.
Et je n’étais pas au bout de mes surprises, puisque Alcyone venait de me donner les détails de ma prochaine mission : je devais aller à l’Oasis ! L’Oasis que j’avais quitté il y a un an et demi pour devenir coursier. Je n’avais revu presque personne depuis mon départ. J’allais enfin retrouver Olivius, Croque-Mitaine, Cannibal et les autres.
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MessageSujet: Re: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:15

Omer/joueur:Torosar 30/06 à 00:45:10


IX/ Le retour à l’Oasis


Je suis parti assez vite de Galdo. J’étais déjà très excité à l’idée de revenir à l’Oasis, mais en plus je détestais dire au revoir à Zemzelett. Je n’aimais pas la voir toute triste à chaque fois que je partais dans une autre ville Echossaise !
Je suis donc parti au petit matin et en fin de journée, j’étais au nord de New Napoli, sur la fameuse route 8, en grande partie construite par mon ami Croque-Mitaine. Il y avait quelques autres campeurs tout autour de moi, mais personne n’a établi le contact, donc je suis resté tranquille dans mon campement. J’ai juste échangé quelques mots avec Zemzelett pour la rassurer et lui dire que mon voyage se passer bien. Le lendemain j’étais debout à l’aube et je me suis mis en marche très rapidement. J’avais fait plus de la moitié du trajet la veille et je comptais arriver dans le courant de la journée pour pouvoir profiter un peu de la ville et de mes amis.

En approchant de la communauté, je suis entré en contact avec Azad pour prévenir de mon arrivée. Deux heures après, j’étais aux portes de l’Oasis. Azad m’a ouvert les portes. Il était accompagné de Krank le Fou, que je ne connaissais pas mais qui m’accueilli comme un ami.
Beaucoup de choses avaient changé. Je reconnus quand même la piscine, même s’il me semblait qu’elle avait grandi proportionnellement au nombre d’habitants. En effet, tout avait grandi. Quand j’avais quitté l’Oasis, il y avait une petite quarantaine d’Oasi’ et maintenant ils étaient plus de 100. Beaucoup de bâtiments avaient été construits depuis mon départ. En dehors des nouvelles fortifications et des nouveaux ateliers pour les différentes productions, j’ai été très impressionné par 2 bâtiments : le Temple et l’Oasik ! Le Temple m’a impressionné de part sa taille et surtout pour son symbole : il témoignait de la mentalité des Oasi’ : vivre en paix et en harmonie avec le reste du désert, tout en gardant un côté spirituel. L’Oasik m’a marqué pour son symbole culturel. Certes la vie dans ce désert était difficile, mais les Oasi’ avaient compris qu’un peu de distraction ne faisait de mal à personne.
Une fois la visite de la communauté terminée, j’ai réglé les détails de ma mission avec Azad et j’ai préparé tout ce qu’il me fallait pour mon départ prévu le lendemain.
La journée s’est passée sans soucis. J’ai pu discuter avec les « vieux Oasi’ » et principalement Canniblal et GIJO. J’ai appris que malheureusement, le bon Olivius n’était pas très en forme et que je ne le verrais probablement pas pendant mon séjour. Et on m’a dit que Croque Mitaine était du côté de « la Plage » mais qu’il nous rejoindrait dans la soirée. Je suis donc monté à la vigie pour admirer « la Plage » et surveiller le retour de mon vieil ami Croque !

La journée avançait rapidement et la soirée s’approchait. On a attendu que les derniers producteurs reviennent de leurs ateliers pour manger copieusement. Après le repas, Croque Mitaine arriva enfin à l‘Oasis et on pu enfin se revoir après tout se temps. Quel plaisir de revoir tous ces vieux amis. Et la soirée s’est poursuivie tard, puisque, comme par tradition, une soirée était organisée comme tous les soirs. J’ai assisté à une démonstration des musiciens de l’Oasik, qui il faut le reconnaître, m’ont étonnés. La boisson coula a flot et la soirée se finit tard.

Le lendemain matin, j’ai été réveillé par Croque qui m’a dit que la journée était déjà bien entamée. Je suis donc reparti assez vite, après de courts « au revoir ». Décidément j’adorais cette ville et cette fois, je me suis promis de revenir, et pas dans 2 ans.
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MessageSujet: Re: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:16

Omer/joueur:Torosar 30/06 à 00:46:02


X/ Un nouveau statut à assumer


Ca faisait déjà plus de 2 ans et demi que j’étais coursier pour l’ECHOS. Et malgré le temps qui passait, je trouvais ce boulot toujours aussi intéressant. Le contact avec les habitants des différentes communautés étaient quelque chose d’essentiel, que j’appréciais énormément. Les responsables des communautés changeaient de temps en temps ce qui me permettait de côtoyer beaucoup de personnes et de garder pas mal de contacts. De plus, Zemzelett après avoir travailler un temps pour Galdo, m’avait retrouvé et nous parcourons depuis ce jour les routes de l’ECHOS ensemble. J’ai donc pu lui faire visiter l’ECHOS et ses communautés. Donc tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes … enfin presque !
En effet, les tensions avec certains de nos voisins ne s’étaient pas calmaient et la déclaration de guerre de Terra Prima contre l’ECHOS nous annonçait des jours sombres. L’ECHOS prit donc des dispositions pour préparer ce qui semblait être une guerre inévitable. L’appui de Métal Hurlant aux Néo-Bolchéviques, nous faisait un peu plus prendre conscience du réel danger qui s’annonçait. C’est dans ces circonstances que Alcyone, le chef du réseau FramEx nous annonça qu’il devait se préparer à la guerre et qu’il ne dirigerait pas le FramEx pendant quelques temps. Son absence à la tête du FramEx ne pouvait durer sans avoir des conséquences fâcheuses pour l’ECHOS, car sans chef de réseau, l’ECHOS aurait été mal ravitaillé. Cette annonce laissa l’ensemble des coursiers stupéfait. Nous ne nous attendions pas du tout à ça. Cependant il fallait que l’on réagisse au plus vite pour réorganiser le FramEx durant l’absence d’Alcyone. Kook et moi étions les plus anciens coursiers. Je pensais qu’un de nous deux pouvait essayer de remplacer Alcyone durant son absence. Le temps pressait et j’ai alors pris ma décision rapidement. Je me suis proposé pour remplacer Alcyone. Les Triums Vires m’accordèrent leur confiance, et après avoir demandé à l’ensemble des coursiers s’ils m’acceptaient en temps que responsable temporaire, je me suis retrouvé officielement responsable du réseau FramEx.
Mes débuts étaient difficiles, car j’avais du mal à coordonner tout le monde et à répondre rapidement à toutes les demandes provenant des communautés de l’ECHOS. Cependant l’ensemble des coursiers a très bien fait son travail, me facilitant grandement la tâche, et grâce à des interventions d’Alcyone qui suivait de prêt ce que je faisais, j’ai pu dans un premier temps garder le FramEx opérationnel. Mais une période plus rude m’attendait. A peine une saison après ma prise de fonction, j’ai du faire face à plusieurs cas épineux. Tout d’abord Naglaoc qui a souhaité se retirer du FramEx et s’investir un peu plus pour la communauté de son cœur : NN. Alcyone et moi avons pris la décision de le laisser faire ce qu’il voulait, et finalement il a terminé comptable de NN ! Ensuite Hanck Hula a posé des problèmes. Il a commencé à désobéir. Rapidement nous avons du le relever de ses fonctions de coursiers et il a malheureusement fini par mourir de faim quelques lunes plus tard, sans doute atteint d’une crise de folie… Paix à ton âme Hanck …
Ainsi le FramEx se retrouvé réduit à 4 coursiers et très peu de temps et le réseau de distribution n’était plus du tout efficace. Et comme si le sort s’acharner sur nous, Saslim, mon ami coursier qui m’avait accompagné pendant 2 saisons lorsque nous travaillions par équipe, s’est fait sauvagement assassiné alors qu’il était en mission. La nouvelle était terrible pour moi et pour l’ensemble du FramEx.
Suite à ses évenements, j’ai du prendre la décision d’engager de nouveaux coursiers pour rendre le FramEx vraiment efficace. C’est ainsi que Bird, Anthinéa, Bamboulax (dit le Balafré) et Croque-Mitaine ont rejoint le FramEx. Je connaissais un peu Anthinéa qui était juge local d’Algoflash, et j’étais ravi de travailler avec Croque-Mitaine mon ami compagnon lors de notre arrivé à l’Oasis. Quand à Bird et Bamboulax, je ne les connaissais pas, mais leur envie de s’impliquer et de se rendre utile ne me fit pas hésiter longtemps. Et ainsi le FramEx reprit une activité normale. Tout reprenait normalement, et à part une agression commise sur Mû, sans conséquences pour Mû, le FramEx était de nouveau opérationnel.
L’absence d’Alcyone commençait à durer, alors on m’a accepté au Conseil de l’ECHOS en temps que représentant du FramEx à la place d’Alcyone. J’étais ainsi propulsé au cœur de l’ECHOS, parmi l’équipe dirigeant, alors qu’au départ je ne pensais qu’à dépanner le FramEx en tentant de faire de mon mieux pour poursuivre l’activité du FramEx.
C’est à ce moment là que je compris la réelle charge de travail que représenté la direction du FramEx. Et même si le boulot n’était pas évident à faire tous les jours, je commençais à m’y habituer et surtout à apprécier mon nouveau statut. De plus les encouragements des différents dirigeants de l’ECHOS me faisaient énormément plaisir, et me donnaient l’envie de continuer mon travail.
Après deux saisons à la tête du FramEx, alcyone me contacta. Il voulait me faire par d’une de ces décisions. Ce qu’il me dit me laissa sans voix un moment, mais finalement je trouvais ça logique. Alcyone venait de m’annoncer qu’il démissionnait officiellement du poste de responsable du FramEx. Il m’expliqua ses raisons et je ne pus qu’accepter sa décision qui me paraissait finalement raisonnable. Il avait fondé le framEx avec AlKatel au début de l’ECHOS. Il en avait fait un système efficace et le dirigeait depuis plus de 3 ans maintenant. Et à l’heure où la guerre approchait, il préférait se préparer avec les autres membres de la GECKO.
La décision d’Alcyone impliquait une chose : il fallait trouver le nouveau responsable du FramEx. Sa décision devenue officielle, il fallait trouver le nouveau chef du FramEx. Depuis deux saisons j’avais fait de mon mieux pour le remplacer en pensant qu’il reviendrait, mais maintenant je savais que quelqu’un d’autre prendrait sa place, définitivement. J’étais très peiné de voir Alcyone quitter ses fonctions, mais sa décision était prise et de toute façon nous n’avions rien à dire, c’était son choix, nous ne pouvions que le respecter.
Les triums Vires se mirent alors à la recherche du nouveau responsable. Ils souhaitaient surtout qu’un coursier se porte volontaire pour la succession d’Alcyone. De mon côté j’avais très envie de continuer ce que j’avais commençais. Mais j’ai préférais en parler d’abord à alcyone. C’est là qu’il m’a avoué que la période où je l’ai remplacé était une période de test pour voir si celui qui le remplacerait serait capable de diriger le FramEx après sa démission. Alcyone m’a alors dit que j’avais fait ce qu’il attendait de moi et qu’il me soutiendrait si je me portait volontaire pour sa succession. Ni une ni deux, j’ai fait parvenir ma candidature aux dirigeants de l’ECHOS, et j’ai informé mes autres compagnons coursiers de mes intentions. Comme personne ne s’opposa à ma candidature et qu’aucun autre coursier ne se porta volontaire, j’étais donc le seul candidat à la succession d’Alcyone.
Maintenant, nous attendons tous la décision des dirigeants Echossais, et en attendant, je suis toujours responsable remplaçant d’Alcyone.
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MessageSujet: Re: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:17

Omer/joueur:Torosar 30/06 à 00:47:03


XI/ Mort de Mû et disparition de KF


La guerre venait de commencer. Nos ennemis étaient apparus à l’Ouest! La ville qui était le plus sous la menace était maintenant Kiruna Fjall.
Mû était parti rapidement sur place pour une mission spéciale. A peine arrivé, il donnait un peu de matériel à Gilgamesh qui partait sur le champ. Malheureusement il n’ira pas loin. Des détonations se font entendre. Sûrement une embuscade des Néo-Bolchéviques. Depuis plus personne n’eut de nouvelles de lui.
Les coups de feu au loin avaient néanmoins permis aux quelques habitants de Kiruna Fjall de se mettre sur leurs gardes. Et ils n’attendirent pas longtemps avant de subir une première attaque. Un groupe d’assaillants assez mal organisés se présenta devant KF mais leur attaque rata, les occupants de KF défendant bec et ongles leur cité. C’est ainsi que Arne, Baron Cruel et Anton Mac Lipton remportèrent une petite victoire, qui en fait ne faisait que retarder l’inévitable.
Partis plus vite qu’ils n’étaient arrivés, les assaillants allèrent chercher des renforts. Et quels renforts ! Chirac et Kroustymiel se déplacèrent pour prendre d’assaut la petite Kiruna. Les habitants, en voyant arriver l’ennemi, comprirent que la fin était proche ! Mais plutôt que de désesperer, ils prirent les armes et combatirent jusqu’à la fin ! Un baroud d’honneur pour sortir la tête haute.
Mû encore sur place, demanda s’il pouvait récuperer un maximum de marchandises avant d’essayer de rejoindre une autre ville de l’ECHOS. Anton Mac Lipton l’accompagna à l’entrepôt, et ensemble ils commencèrent à charger ce qu’ils pouvaient dans le chariot de Mû.
Mais tout à coup, la porte principale céda facilement sous la première tentative de Chirac et Kroustymiel. Rapidement une fusillade éclata. Les défenseurs n’étaient pas des combattants expérimentés, et le combat semblait très inégal. Cependant les Kiruniens donnèrent tout ce qu’ils avaient ! Anton, après un « bon courage » destiné à Mû, prit son arme et commença à tirer. Malgré tout leur cœur, le cours de la bataille ne changea pas ! Anton, Arne et Baron Cruel tombèrent sous le feu ennemi.
Mû, dans le vacarme de la fusillade, tenta de sortir par derrière pour échapper aux Bolchéviques. Son cheval, apeuré par les coups de feu, refusa d’obéir et Mû ne put prendre la fuite.
Etant occupé à faire avancer son cheval tant bien que mal pour fuir la ville où la situation semblait désespérée, il ne vit pas un autre groupe de régulateur qui arrivait. Malheureusement pour lui ces derniers le repérèrent au milieu des fuyards… un courtier de l’ECHOS ils ne laisseraient pas passer ça. Mû leva alors les yeux et croisa le regard de Karita, juste au moment où celle-ci décochait une flèche dans sa direction. Il eut à peine le temps de comprendre ce qui lui arrivait, Mû, transpercé, s’effondra.
C’est ainsi que mourut Mû et les derniers Kiruniens, suite à l’assaut d’une partie des forces néo-Bolchéviques sur KF.
La première vraie bataille venait d’avoir lieu. L’ECHOS pleurs ses première victimes, mais rien n’est encore fait. Tout ne fait que commencer. Malheureusement …
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MessageSujet: Re: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:17

Omer/joueur:Torosar 30/06 à 00:47:36


XII/ La fin de l’ECHOS, une page se tourne


Décrire la situation actuelle est très difficile. Tout s’était passé tellement vite …
Il y a encore deux saisons, l’ECHOS comportait 9 communautés et quelques sites annexes, une population avoisinant les 500 habitants, peut être même plus. Et maintenant, il ne reste plus que l’Oasis, PonyShow et New Napoli, chaque ville regroupant les rescapés des premières attaques. Tout le reste a été rasé rapidement par les différents groupes d’intervention de l’Axe, alliance entre Métal Hurlant et Terra Prima. Et sur ces trois villes, seule New Napoli tente encore de combattre, PonyShow et l’Oasis étant en train de préparer leur annonce de neutralité dans ce conflit, et par là même la dissolution officielle de l’ECHOS. Comment en est-on arrivait là ? Comment en deux saisons simplement, ce qui était pour moi une puissance importante du désert, a-t-il pu s’effondrer ?
Depuis ma nomination au poste de responsable du FramEx, j’ai été contacté pour des échanges plus « discrets » que les autres, ou pour « rendre service ». Et j’ai pu aussi constater que certains rechignaient à participer à l’aide des autres… Bref chacun tirait de son côté.
Etant coordinateur des échanges de l’ECHOS, j’avais pu constater que les dirigeants passaient plus de temps à s’engueuler plutôt que d’essayer de faire avancer notre système. Au départ je pensais que la déclaration de guerre de MH et TP avait tendu l’atmosphère, et du coup je ne m’impliquais pas dans ces querelles inutiles. Mais apparemment cette situation existait depuis longtemps. Bref l’ECHOS était pourri de l’intérieur, et il était temps que l’on arrête les frais.
La guerre a précipité la fin de l’ECHOS, mais de toute façon c’était devenu inévitable.
Pour ma part, je venais d’annoncer aux coursiers qu’ils étaient maintenant libérés de leurs devoirs de coursiers et qu’il pouvait faire ce qu’il souhaitait. Le FramEx disparaissait logiquement avec l’ECHOS. Ce ne fut pas facile à faire car annoncer officiellement la dissolution du FramEx marquait pour moi un changement radical dans ma vie. En effet, ça faisait 2 ans et demi que j’étais habitué à voyager sur les terres de l’ECHOS, menant une vie tranquille de nomade, sans avoir les inconvénients de ce statut. Et là tout à coup, plus de courses à faire, plus de communautés à ravitailler, plus rien … Il fallait que je me décide sur ce que j’allais faire. J’avais plusieurs possibilités qui s’offraient à moi.
La première : rester à NN défendre la cité contre nos adversaires. Ce choix ne m’intéressait pas pour plusieurs raisons. D’abord, j’ai toujours en souvenir mes premiers pas aux frontières de l’ECHOS. Arrivé aux portes de NN, personne ne m’avait fait entrer, m’obligeant à partir avec Croque une partie du désert sans ressources jusqu’à l’Oasis. Alors je me voyais mal défendre ceux qui ne m’ont pas soutenu quand j’en avais besoin. De plus, je fais partie de ceux qui pensent que NN a fortement participé à la chute de l’ECHOS. La nouvelle équipe dirigeante n’a pas eu le temps de montrer qu’elle voulait changer cette image car la guerre avait commencé. Et dernière chose, les ennemis de l’ECHOS son en fait les ennemis de NN et veulent seulement voir tomber NN. Ce conflit dans lequel j’avais perdu déjà beaucoup d’amis, en fait, ne me concernait pas. Cette prise de conscience était un choc car je réalisais que tout ce qui venait d’être démoli l’avait été pour isoler NN, alors que si nous avion décidé auparavant de tourner le dos à NN quand il était encore temps, tout ceci ne serait jamais arrivé… Bref rien ne me retenait à NN.
Sinon je pouvais aussi bien rejoindre une des deux communautés restantes : PS ou Oasis. J’ai décidé finalement de retourner chez « moi », à l’Oasis, là ou la plupart de mes amis se sont réfugiés. Je ne sais toujours pas combien de temps je resterais, je ne sais même pas si j’en partirai un jour, mais je savais que j’avais besoin de retourner là-bas un moment.
J’aurais également pu choisir de partir à l’aventure, mais je ne me sentais pas encore prêt.
Maintenant que je savais où aller, j’ai pu réfléchir sur ce que j’avais accompli personnellement au sein de l’ECHOS. J’étais arrivé mort de faim à l’Oasis. J’y avais produit des médicaments une saison avant de partir sur les routes. Et 2 ans et demi après je me retrouvais parmi l’équipe dirigeante de l’ECHOS en temps que coordinateur des échanges intercommunautaires. J’avais fait mon bonhomme de chemin et j’étais fier d’avoir participé à tout ceci.
J’ai vécu à l’intérieur de cet ensemble pendant 3 années sans vraiment me rendre compte de ce qu’était vraiment l’ECHOS. C’est seulement en arrivant au poste de responsable FramEx que j’ai pu prendre conscience de ce qui s’y passait. Au départ, les idées fondatrices de ce qui allait devenir l’ECHOS étaient bonnes … mais pas réalisables dans l’immédiat. L’ensemble du désert utilise encore la force pour se faire respecter, et nous, en ayant choisi une méthode plus pacifique, nous nous sommes condamnés. Il a suffit d’une seule guerre éclair pour nous détruire. Temps que c’est par la guerre et la violence que tout se passera, les utopies du genre « ECHOS » ne résisterons pas longtemps. La morale, la justice et l’ordre ne sont pas applicables et ça nous ne l’avons pas compris. Nous avons voulu devenir gentils, nous n’avons été que faibles… Nous avons voulu devenir un modèle pour le reste du désert, et maintenant tout brûle, on ne compte plus les morts, et les survivants s’éparpilleront sûrement rapidement à cause des tensions qui existent entre eux.
C’est ainsi que je me retrouvais sur la route, entre NN et l’Oasis, ma destination. M’accompagnées dans ce voyage, Zemzelett toujours avec moi, même si je commençais à m’inquiéter de son état de santé, et plus surprenant, Malvina, la diplomate de NN qui fuyait aussi les combats à la recherche d’un endroit paisible. Ce court trajet entre les 2 villes passant rapidement, car par crainte d’une mauvaise rencontre, nous avons lancé notre cheval au galop.
En arrivant à vue de l’Oasis, j’ai commencé à contacter des gens pour avoir des nouvelles. Et parmi eux, j’ai appris que Veuch était à l’Oasis Plage, qu’Ikks était à l’Oasis, que Croque était dans le coin, et que je reverrais aussi une paire d’anciens Oasi’ comme Rob C, Cannibal, ou encore Amertine.
A peine mon annonce faite que Krank et Cannibal me re-contacte. Ils m’annoncent que suite aux derniers événements, une partie des anciens dirigeants Oasi’ quittaient la communauté, et vivre d’autres aventures. Et apparemment, ils souhaiteraient que je les aide à poursuivre l’aventure Oasis en m’investissant pour la communauté. Cette proposition me parut fort honnête. Cela me permettait de participer à un projet concret rapidement, à rendre services à ceux qui m’avaient accueillis autrefois, et aussi ça me permettait de me poser enfin un peu, dans un coin plus que tranquille avec Zemzelett. J’ai donc répondu favorablement aux demandes de Cannibal et Krank, et c’est le moral remontait à bloc que j’approchais des portes de l’Oasis. Finalement, ça fait vraiment plaisir de rentrer à la maison.
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MessageSujet: Re: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:18

Omer/joueur:Torosar 30/06 à 00:48:37


XIII/ Une nouvelle vie commence


Beaucoup de choses ont changé depuis mon arrivée à l’Oasis. Beaucoup des gens que je connaissais de près ou de loin sont partis vers d’autres horizons, plein de projets en tête. Personnellement j’ai choisi de rester à l’Oasis pour aider les nouveaux dirigeants à continuer l’œuvre des anciens partis. Sans compter certaines connaissances qui sont assiégées à New Napoli. De plus, Anthinéa, ex-membre du FramEx venait de se faire assassiner par un groupe de tarés plus au nord.
Mais c’est surtout le cas de Zemzelett qui m’a le plus touché, car nous étions devenus très proche. Une crise de zombinite aigue l’a touché. Malgré les efforts des médecins de l’Oasis sont état n’a fait que s’aggravé, et maintenant elle n’est plus qu’un zombie qui produit pour la communauté, sans vraiment comprendre ce qui lui arrive. Et à part un miracle, je ne vois pas ce qui pourrait la sauver. J’ai du donc me résigner à la laisser sur place, bien au chaud à l’Oasis, en étant sur qu’il ne lui arriverait rien de mal. La voir dans cet état était trop pénible pour moi et j’ai donc commencé à ne plus aller la voir. Dans mon esprit je préférai la considérer comme morte plutôt que dans cet état. Il me fallut une bonne saison pour accepter son sort et faire en quelque sorte mon deuil. Mais je garderai toujours au fond de moi les bons souvenirs des quelques saisons que nous avons passé ensemble.

Pendant ce temps là, on m’avait confié un projet, le GAO (Groupe d’Assistance de l’Oasis). La mise en place fut longue et encore maintenant tout ne marche pas encore totalement. En collaboration avec Mei Lin, la responsable des Mamelouks, force armée de l’Oasis, j’ai recruté des gars qui doivent se balader aux alentours de l’Oasis et surveiller le territoire, ainsi que d’aider les nomades qui en ont besoin.
Ce projet me demandait beaucoup de temps, mais mon expérience de la gestion du Framex m’aidait beaucoup. Et surtout, ce projet me permit de faire de nombreuses connaissances. En dehors de Mei, j’ai pu rencontrer Ju Mamir, Krakos et Jagura, les membres du GAO, ainsi que les quelques Mamelouks. Et j’ai également pu faire connaissance avec les dirigeants Oasis dont Jack Frost et les différents chefs de projet de l’Oasis.
La seule personne que je connaissais vraiment depuis longtemps et qui était encore dans le coin étai mon vieux pote Croque Mitaine ! Il a choisi de gérer la Plage de l’Oasis après sa reconstruction.

Bref une nouvelle vie commençait pour moi. Je reprenais presque tout depuis le début : de nouvelles connaissances, un nouveau job, mais j’avais quand même pas mal appris entre temps…
Une page se tourne, voyons ce que l'avenir me réserve
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MessageSujet: Re: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:23

Omer/joueur:Torosar 30/06 à 00:49:14


XIV / Le bonheur est à Scilyana


Ca faisait presque un an maintenant que j’étais revenu à l’Oasis. Tout se passait bien depuis mon retour. Mon intégration à l’Oasis s’était faite rapidement, grâce à la confiance des dirigeants qui m’avaient confié la charge du GAO.
Certes la mise en place du projet était difficile, et il fallait bien l’avouer, l’efficacité n’était pas vraiment encore au rendez-vous. Quelques pépins avaient même ralenti son fonctionnement. Krakos s’était fait tué en mission par un DN, Jagura a zombifié très rapidement, et Jû Mamir n’a pu être opérationnel quelques temps. J’étais donc le seul disponible pendant quelques lunes. A cette période, l’Oasis organisa la reconstruction d’une communauté sur les ruines de Safinah. Trois personnes devaient partir monter les premiers murs de ce qu’allait devenir Scilyana, le nom de la nouvelle communauté. Les trois volontaires étaient Tito et Molloch, tous deux inséparables depuis l’arrivée de Molloch à l’Oasis, et Archimage, habitante de l’Oasis depuis plusieurs saisons, et qui était motivée par ce nouveau projet.
Rapidement, il fallut ravitailler les Sciliens. Me rappelant au bon souvenir du FramEx, je me suis porté volontaire pour les ravitaillements. C’est ainsi que je fis plus ample connaissance avec eux, que j’avais quelques fois croisé à l’Oasis, sans les côtoyer plus que ça.
L’accueil qui m’a été fait à Scilyana était très chaleureux, et j’ai tout de suite apprécié mes trois hôtes. J’ai pu passer la journée avec eux, pendant laquelle nous avons bossé tous ensemble pour augmenter leurs réserves, et monter les premiers bâtiments. Le soir autour du feu, nous avons pu discuter et apprendre à nous connaître.

J’avais jusqu’à présent rarement passé du temps avec un groupe de personnes. Depuis des années maintenant, je passais plus de temps dans le désert qu’en communauté. J’étais presque devenu un nomade solitaire, bien que j’étais content de pouvoir être accueilli dans les communautés pour lesquelles je travaillais. Cependant, le temps passer seul dans le désert ne facilitait pas vraiment l’intégration, et même après quelques années à rencontrer des gens, j’avais peu d’amis. Surtout depuis la guerre qui venait de s’achever, pendant laquelle quelques uns de mes amis étaient tombés au combat. A part Croque que je connaissais depuis longtemps, j’avais fait peu de connaissances. Jack Frost, le responsable de l’Oasis, était devenu un ami, à force de passer du temps ensemble, à discuter au bord de la piscine. Mais c’était à peu près tout. Même au sein du GAO, j’avais très peu de contacts avec mes collègues en dehors du boulot, peut être à part Jû Mamir.

C’est pourquoi j’ai été ravi de l’accueil que m’ont réservé les Sciliens. Je n’avais pas passé un aussi bon moment depuis longtemps. De plus la position de la communauté, en bordure de mer, donné une impression de bien être surprenant, faisant presque oublier le dur quotidien de la vie dans le désert. Pour la première fois depuis longtemps, j’avais envie de passer du temps sur place, poser mes valises ici, ne plus passer son temps à voyager. Et ce qui s’est passé le soir de mon arrivée à Scilyana me réconforta dans mon opinion.

En effet, après avoir profité de la chaleur du feu de camp, chacun rejoignit son campement pour une nuit bien méritée. Je m’étais installé le mieux possible dans mon campement de fortune, car aucune cabane n’était encore construite. Avant de m’endormir, j’ai entendu des bruits à l’extérieur, et vit une ombre s’approchait. J’ai donc attrapé mon arme et sorti doucement la tête pour voir qui jouait à l’espion. Quelle ne fut pas ma surprise de reconnaître Archi. Après un instant d’hésitation nécessaire à la compréhension de la situation, j’invitais Archi à « entrer ».

Depuis ce jour là, je m’occupe du ravitaillement de Scilyana. Je suis devenu en quelque sorte le coursier de la ligne Oasis/Scilyana. J’ai même baptisé mon cheval StupidHorse, car il a tendance à n’en faire qu’à sa tête, et mon chariot le ScilyanaExpress. Ainsi, je pouvais continuer mon boulot au sein du GAO, et voir très régulièrement Archi et mes amis à Scilyana, sans pour autant oublier les Oasis. J’avais cependant pensé quelques temps à arrêter le GAO pour m’installer à Scilyana et bâtir auprès d’Archi, une nouvelle grande communauté. Mais je m’étais résolu à rester au sein du GAO, car on m’avait confié une mission, on m’avait fait confiance, et on comptait sur moi pour mettre en place ce projet. Et il était hors de question de décevoir Jack, Rob et les autres. Peut être que plus tard, quand tout marchera, je prendrai ma retraite de nomade, et je me poserai à Scilyana. Mais pas pour l’instant, même si l’envie ne m’en manque pas.
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MessageSujet: Re: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:25

Omer/joueur:Torosar 30/06 à 00:51:19


XV / Le sort s’acharne


Pourquoi faut-il qu’à chaque fois qu’il m’arrive quelque chose de bien, il m’arrive une tuile qui gâche tout ?

Ca faisait maintenant 3 saisons que je faisais les allers-retours entre l’Oasis et Scilyana. Je continuais à voir Archi et les autres, tout en faisant mon boulot correctement. En gros tout allait pour le mieux dans ce monde de brutes.
Seule ombre au tableau, Jack Frost et Lamfhada ont décidé de quitter l’Oasis à la recherche d’autres aventures. Il fallut donc réorganiser l’Oasis et faire appel à des nouvelles personnes motivés pour la gestion de la ville. On fit appel à moi pour que je prenne en main la gestion des Mamelouks, notre groupe de soldats, en plus du GAO. Je suis donc entré au sein du Conseil Oasis, la haute sphère dirigeante de notre grande communauté.

La situation à l’extérieur avait quelque peu changé. Après la fin de la guerre contre l’ECHOS et la mort de Catherine, l’Omni tsarine Néo-bolchevique, les troupes Métalleuses et Néo-Bolcheviques se sont séparées. Certains restèrent alliés, d’autres s’opposèrent à leurs anciens alliés… La situation dégénéra lorsqu’une alliance entre les Dragons Noirs et les Métalleux fit le siège de Nouvelle Dombass. Pour ne pas tomber, Dombass fit appel aux troupes de Krill, l’Empereur du territoire hyperboréen, ainsi qu’à une partie des Néo-Bolcheviques.
Dombass résista à l’assaut des troupes DN et de MH. Ces derniers reculèrent et le siège pris fin. Une partie des troupes d’assaut de Krill, pour se venger, ataquèrent deux communautés sous la protection des DNs : Ocre-Lune et El-Ganjah. Ces deux communautés étaient habitées par d’anciens Oasis et Echossais, qui avaient construits plusieurs communautés sur le territoire DN, ce que nous appelions le « pôle Est ». Ocre-Lune tomba, et El-Gandjah fut en partie détruite. Lors de cette expédition punitive, Ikks et Erik Trent, deux amis de longue date, perdirent la vie.
Les représailles des DNs furent violentes, et les assaillants hyperboréens ainsi que quelques anciens dirigeants Néo-Bolcheviques furent capturés et assassinés.

De mon côté, je me voyais une nouvelle fois envoyé à Scilyana pour un ravitaillement important. Je venais d’apprendre la mort de mes amis, et une visite à Scilyana ne pouvait que me redonner le moral. Malheureusement il en fut tout autrement.
A mon arrivée à Scilyana, personne ne nous accueillit. Et aucun bruit n’était perceptible. Laporte était entrouverte, et je pus entrer sans que personne ne remarque rien. La ville était déserte. Finalement je trouvais tout le monde réunit devant la Mairie, tête baissée, visiblement ému. Je remarquais l’absence d’Archimage. Tito comprit mon étonnement et me fit signe d’entrer dans la mairie.
Sentant que quelque chose ne tournait pas rond, je me précipitais à l’intérieur. Et ce que j’y découvris me bouleversa. Archi se tenait débout, stoïque. Elle n’a pas réagi quand je suis entré. En m’approchant d’elle, je compris la situation. Le regard vide, aucune expression sur le visage, aucune réaction à ma présence, c’était la pire chose qui pouvait arriver. Archi était attente de zombinite aigue, impossible à guérir. Je suis resté un moment avec elle, la serrant dans mes bras, en espérant une réaction. Rien. Pas un mouvement, pas un geste perceptible. Son esprit nous avait déjà quitté depuis un moment. Alors j’ai pleuré. J’ai pleuré dans ses bras, maudissant le sort qui s’acharnait sur toutes les personnes auxquelles je m’attachais.
La journée à Scilyana me parut infiniment longue. Après avoir installé Archi dans ses quartiers, je me suis isolé quelques temps, avant de revenir et discuter avec les habitants de Scilyana. La situation n’était pas facile à vivre. Tout le monde était peiné, et la fin de journée se termina sans que rien ne se passe en particulier. Comme si tout le monde s’était tut pour rendre hommage à Archi.

Je suis resté sur place plusieurs lunes, car un échange commercial avec un de nos voisins devait s’effectuer à Scilyana. Et une fois tout réglé, j’ai dis au revoir aux habitants de Scilyana, ainsi qu’à Archi, retournant à l’Oasis, triste comme jamais.

Une fois encore je perdais quelqu’un de proche. Ca commençait à faire beaucoup et c’était de plus en plus difficile à supporter. Je commençais à maudire ce monde cruel, ce monde qui m’enlevait les uns après les autres ceux que j’appréciais. Je commençais à haïr la vie, ou plutôt la survie ici. J’avais retrouvé le sourire en rencontrant les Oasis’ en pensant pouvoir apprécier la vie à sa juste valeur. Mais je mettais trompé. Même en côtoyant des gens sympathiques, dans un environnement presque idéal, il y avait toujours quelque chose qui me ramenait à la dure réalité des choses. Et ça je ne le supportais plus. Et pour la première fois depuis bien longtemps, je sentais de la haine dans mes pensées. De la haine et de la colère.
J’avais beau faire tout ce que je pouvais depuis quatre années, il m’arrivait toujours un malheur. Ceci était injuste, et je voulais réparer cette injustice. Comment obtenir réparation ? Je n’en avais aucune idée, mais il fallait que je me venge de ce destin cruel.
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MessageSujet: Re: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:27

Omer/joueur:Torosar 30/06 à 00:51:57


XVI/ Une journée avec les Mamelouks


Le soleil n’était pas encore levé, mais Omer était déjà debout. Il attendait que ses Mamelouks se réveillent et soient prêts à commencer la journée à l’aube, comme prévu. Il avait déjà établi les différents groupes la veille au soir, mais il vérifiait encore une fois si rien ne clochait.
Le soleil n’allait pas tarder à se lever. Le premier à sortir de la caserne était Le Maréchal. Uniforme propre malgré les exercices de la veille, rangers cirées, presque polies, on pouvait s’admirer dedans. Le Maréchal s’approcha d’Omer, s’arrêta deux mètres devant lui, se redressa, raide comme un piquet. Omer sourit en voyant le Maréchal. Il n’était pas habitué à cette discipline militaire, et ne l’imposait pas aux autres Mamelouks, mais il pensa que parfois ça pouvait servir, surtout le matin.
« Repos Maréchal ! Merci de votre ponctualité ! »
Le Maréchal, presque surpris du remerciement, se détendit et attendit sans un mot les retardataires. Quelques uns firent leurs apparitions en même temps que le soleil. Gobork, Séraphine, R1, Wolvering, Carnage et Gardan sortirent de la caserne en même temps, juste à l’heure. Ils se mirent tous à côté du Maréchal, immobile jusqu’à présent, afin de former une ligne droite. Enfin droite est une façon de parler. Omer laissa un instant ses troupes, et se dirigea vers la caserne. Ceux qui dormaient encore allaient l’entendre. Il entra brusquement dans la pièce en hurlant : « Tout le monde debout, et plus vite que ça !!! ». Il constata que la plupart étaient réveillés et se préparaient à sortir. Seuls Ju Mamir dormait encore. Ni une, ni deux, Omer poussa Ju Mamir du lit, et renversa le matelas. Ju Mamir se réveilla en sursaut, et en comprenant la situation, partit s’habiller en courant.
De retour à l’extérieur, Omer fit former deux colonnes à ses hommes. Une colonne pour les retardataires, et une pour les autres. Omer donna les consignes :
« Les retardataires, vous allez me faire le tour de l’Oasis au trot ! Ca vous apprendra ! Et c’est Ju Mamir qui impose le rythme, tout le monde le suit ! Si vous mettez trop de temps, vous aurez le droit à un tour gratuit. Les autres, vous venaient avec moi, on va déjeuner ! Pour les paresseux, quand vous aurez finis de courir, vous nous rejoindrez à la cantine.»
Ju Mamir et ses compagnons de course partirent non sans quelques grommellements. Ils devaient avoir un peu faim car l’allure des coureurs était rapide et tout le monde suivait.
Pendant qu’ils couraient, Omer prît la direction du réfectoire, suivi des quelques Mamelouks ayant échappés à la punition.
A l’Oasis, on avait la chance de ne manquer de rien ce qui était un luxe dans ce désert sans pitié. Cependant, ce matin, Omer avait prévu un petit déjeuner plus spécial. Il se dirigea vers les réserves de nourriture et ramena un gros sac contenant autant de petits paquets qu’ils étaient de Mamelouks. Il y avait deux types de petits paquets, mais Omer n’en parla pas tout de suite.
Il avait environ un petit quart d’heure à attendre que les coureurs reviennent. Alors il laissa tout le monde au repos, à discuter durant le temps libre qu’ils avaient. A cette heure-ci il n’y avait presque personne de réveiller à l’Oasis. Seuls quelques piliers de bar étaient encore au BarBarBar. La cantine était déserte.

La porte de la cantine s’ouvrit soudainement. C’était Ju Mamir et les autres qui revenaient de leur jogging matinal. Vu les couleurs de leurs joues, ils avaient du vraiment faire un effort pour ne pas rater le petit déjeuner. Omer les invita à s’asseoir un instant.
« Allez ! Asseyez-vous ! Profitez de vos derniers instants libres de la journée. Maintenant que tout le monde est là, je vais vous annoncer le programme de la journée. Pour commencer, nous allons faire une petite visite de nos installations. Les nouveaux ne connaissent pas, et je suis sur que vous n’avez pas tous vu les nouveaux bâtiments. Ce sera la partie tranquille de la journée. Ceci devrait nous prendre un petit moment. Pour finir la matinée, nous ferons un peu de courses pour se mettre en jambe, pour bien préparer l’après-midi. Nous ferons ensuite une petite pause d’une heure. L’après-midi, nous travaillerons par petit groupe. Certains apprendront des techniques de combat, d’autres feront de l’endurance, et pour ceux qui n’ont toujours pas compris comment gérer plus de deux personnes à la fois, un civil viendra leur faire un cours particulier. Tout ceci se fera à l’extérieur en plein soleil. L’été vient de commencer, je peux vous assurer que vous allez voir chaud. Il va falloir vous habituer aux situations extrêmes. Si malheureusement un jour, on devait utiliser nos compétences lors de conflits armés, je peux vous assurer que vous n’aurez pas tout le confort que vous avez ici à l’Oasis. »
Certains faisaient déjà la tête avant même de commencer.
« Et ce n’est pas fini ! La surprise du chef est à venir. La plupart d’entre vous ne sont jamais sortis de l’Oasis. Vous avez toujours vécu ici, vous faisant nourrir par la communauté. Aujourd’hui ce sera différent. Vous voyez ces petits sacs. Ce sera votre ration pour la journée. Et je peux vous garantir que j’y ai vraiment mis le minimum vital. Même les kits de survie qu’on utilise habituellement sont beaucoup plus garnis que ces rations. Il y en a deux sortes. La première sorte contient 1 litre d’eau et un morceau de viande crue. Bien sur la viande n’est pas vraiment fraîche, j’ai volontairement choisi les morceaux au fond de la réserve, j’avoue ne pas pouvoir vraiment savoir si elle est encore comestible ou avariée. Mais vous aurez tellement faim tout à l’heure que vous serez bien content de l’avoir sous la main. Les autres paquets contiennent la même chose, mais les quantités sont divisées par deux. »
Les têtes des Mamelouks étaient figées. Ils étaient en train de comprendre que la journée était loin d’être terminée.
« A ma gauche, les rations normales, à ma droite, les demi-portions. Et comme la vie dans le désert est difficile, ce sont les premiers servis qui ont raison. J’invite donc ceux qui se sont levés à l’heure à venir choisir un paquet. »
Ne se faisant pas prier, les appelés se levèrent et se jetèrent sur les rations normales. Chacun reparti s’asseoir avec son paquet. Il ne restait plus qu’une ration pleine. Ceux qui avaient couru, déjà pas mal assoiffés, fixés le dernier paquet. Puis ils se fixèrent tous, sachant que le plus rapide pourra récupérer ce trésor. Ils étaient presque prêts à se battre. Mais Omer mit vite les choses au clair.
« Comme je ne me suis pas encore servi, je vais prendre ce paquet… »
Omer sourit un grand coup et prit la dernière ration complète. La déception se lisait sur tous les visages de ceux qui n’étaient pas encore servis. Finalement ils purent se servir, mais ils ne dégageaient pas beaucoup d’enthousiasme.
« Bien ! Maintenant que tout le monde est servi, nous allons pouvoir commencer. Vous pourrez consommer votre ration quand vous le souhaiterez, mais je vous conseille de l’économiser car la journée va être longue. Surtout l’après midi. »
Malgré ce conseil, certains qui avaient couru ne purent s’empêcher de boire un peu d’eau. Ils réalisèrent vite que le niveau de leur gourde baissait rapidement.
Omer quitta alors la cantine et se dirigea vers la caserne. La visite des installations commençait. Tous les Mamelouks le suivirent, et on entendit quelques commentaires du genre : « Mais qu’est-ce qui lui prend aujourd’hui ? », ou « C’est de la vraie torture, c’est inadmissible !».
Devant la caserne, Omer arrêta le groupe. Bon ce bâtiment là, vous le connaissez ! C’est là que vous dormez. On ne s’attarde pas ici. Direction le garage ! »
Le petit groupe se déplaça. Les premiers Oasis se réveillaient, la ville s’animée. Arrivés devant le garage, le groupe fit une halte.
« Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est ici que nos véhicules sont stockés. C’est là que vous devrez vous rendre à chaque fois que vous aurez une mission à l’extérieur à faire. Vous pouvez aller voir les véhicules qui sont stationnés, mais ne touchez à rien s’il vous plaît ! »
Aussitôt, les curieux s’engouffrèrent à l’intérieur. Ils n’avaient quasiment jamais utilisé les véhicules à moteur, et certains ne les avaient jamais vu. On aurait dit une bande de gamin qui découvraient leurs nouveaux jouets. Omer sortit du garage quelques instants pour saluer les Oasis qui venaient bosser à l’écurie voisine.
Tout à coup, un des moteurs des véhiculent gronda ! Omer se précipita pour voir ce qui se passait .C’était Gobork qui montrait à ses camarades qu’il avait déjà conduit une des machines.
« Allez ! Finis de s’amuser ! Sortez tous de là ! On va voir les fabriques d’armes. »
L’effet était immédiat ! Le mot « arme » avait encore une fois éveillé la curiosité du groupe. Bien sagement, ils sortirent du garage et se rangèrent devant Omer qui mena l’ensemble des troupes vers les usines d’assemblages.
« Cette fois on ne rentre pas ! C’est dangereux. C’est ici qu’on fabrique vos armes ! On fait de tout ! Arcs, mousquets et mêmes pacificateurs. »
Un groupe d’artisans arrivait vers les ateliers. Ils saluèrent les mamelouks.
« Ce sont eux qui fabriquent les armes ? » questionna un Mamelouk.
« Oui ! Ils passent leurs journées dans ses nouveaux bâtiments pour tenter de nous armer.»
Un peu plus loin, on entendit une petite explosion. La plupart des mamelouks sursauta. Omer sourit !
« Ca se voit que vous ne venez pas souvent ici. C’est la cartoucherie et le magasin à explosifs. Et n’ayez pas peur comme ça ! Vous représentez quand même l’armée de l’Oasis. »
Les pseudos soldats quittèrent le quartier et se dirigèrent au pied de la vigie.
« C’est d’ici qu’on observe les alentours. On voit beaucoup plus loin que des remparts. D’ailleurs on va y monter, et faire le tour de la communauté. »
Quelques mamelouks soufflaient ! La température montait de plus en plus. Omer guida tout le monde au pied des remparts.
« Premier exercice de la journée. On va se dégourdir les jambes. Formez deux groupes d’effectif quasi identique! »
Les mamelouks s’exécutèrent et Omer rejoignit le groupe contenant le moins de membres.
« Chaque groupe va faire le tour de la communauté sur les remparts, dans un sens différent. Le premier groupe à revenir ici aura gagné. »
Aussitôt, Omer partit dans un sens et ses compagnons le suivirent. L’autre groupe, surpris par le départ rapide des autres concurrents, partit avec un léger retard. Malgré leur handicap ils arrivèrent les premiers, l’autre groupe était parti trop vite et s’était essoufflé rapidement. Ju Mamir, dans le groupe des vainqueurs, nargua Omer à l’arrivée et demanda ce qu’ils avaient gagné. Omer répondit calmement.
« Vous n’avez rien gagnés ! Le jour où vous serez poursuivis, j’espère que vous courrez plus vite que votre poursuivant. Avoir la vie sauve après une telle situation est la récompense. »
Le groupe vainqueur était déçu par la réponse. Ils s’attendaient sûrement à un surplus de nourriture pour ce midi. D’ailleurs l’heure avait tourné, le soleil était à son zénith, la chaleur était étouffante et les Mamelouks commençaient déjà à être fatigués. Omer déclara qu’il était l’heure de faire une pause. Une heure de repos était accordée aux Mamelouks.
« Tout le monde dans la caserne. Pas la peine de penser à rejoindre la cantine vous avez vos paquets repas. »
Tous ensemble, ils se dirigèrent à l’intérieur de la caserne où la fraîcheur intérieure ravit tout le monde. Chacun bût un peu d’eau, en fonction de ses réserves. Quelques uns tentèrent de toucher à la viande mais plusieurs n’osèrent pas.
Omer prit son repas comme les autres. Il mangea d’abord sa viande qui, il faut l’admettre, était immonde, mais il devait montrer l’exemple. Puis il bût un peu d’eau pour faire passer le goût de la viande qui restait au fond de la gorge.

L’heure de repos passa très rapidement, et il fallait déjà sortir pour les exercices de l’après-midi. La chaleur était très difficilement supportable, mais pas question d’aller chercher l’ombre.
Omer désigna plusieurs responsables pour les formations de l’après-midi. Séraphine allait former une partie des Mamelouks en combat : technique de capture, utilisation des armes, combat au corps à corps… Mirage, quand à lui, s’occuperait d’exercices physiques pour augmenter l’endurance des plus fragiles. Et enfin, un civil donnera un cours à deux des Mamelouks, pour qu’il leurs apprenne à gérer des troupes. Les groupes formés, Omer donna l’ordre de commencer. Lui-même serait un des élèves de Séraphine.
Elle avait décidé de commencer en douceur : utilisation des armes. Apprendre à monter et démonter une arme, toucher une cible à plus de 10 mètres… Omer avait un peu d’expérience dans ce domaine, et il réussit assez rapidement les exercices de Séraphine. Pendant qu’elle aidait ceux qui avaient plus de mal, Omer fit un tour rapide des autres groupes. Ju Mamir et R1 semblaient fascinés par les explications du civil. Il faisait des dessins et des schémas dans le sable pour représenter diverses situations. Quand à Mirage, il n’y allait pas de main morte. Ses élèves étaient déjà en train de faire des pompes. Eux ils allaient souffrir sous ce soleil.
Omer retourna auprès de Séraphine. Elle expliquait comment faire attacher un prisonnier pour être sûr qu’il ne se libère pas. Elle avait choisi Joe l’Asticot comme cobaye. Il était attaché les deux mains dans le dos et n’arrivait pas à s’en sortir. Séraphine le poussa suffisamment pour qu’il tombe, et il était ainsi immobilisé, impossible de se relever. Puis par deux, on tenta d’immobiliser et attacher notre binôme. Malheureusement pour moi, mon binôme était Séraphine, et elle s’amusa à m’esquiver à chaque fois puis à m’attacher sans que je me rende compte de rien. Certes le ridicule ne tue pas, mais quand même, j’étais le chef…
Pour finir, Séraphine proposa des petits duels à un contre un. On organisa un petit tournoi comme nous étions huit. Evidement, au tirage au sort, je suis tombé contre notre formatrice préférée au premier tour. Un coup de pied dans les côtes et une clef de bras eurent raison de moi. Au final, Le Maréchal, toujours très discipliné depuis le début, nous fit une démonstration de ses talents de militaire expérimenté. Il se retrouva en final contre Séraphine, mais ne put rien contre elle, sûrement plus fatigué qu’elle, l’écart d’âge ne lui facilitant pas les choses.
Après la finale, Omer trouva Mirage pour arrêter la formation. Ces élèves étaient sur les genoux, presque agonisant sous la chaleur. Ju Mamir et R1 rejoignirent les autres après que le civil eut fini sa leçon. Tous étaient fatigués et la journée se terminait. Omer soulagea tout le monde en lâcha :
« La journée est terminée. Allez prendre une douche. On se retrouve demain pour d’autres exercices. Et à ce soir pour le dîner ! »
Tous repartirent vers la caserne. Ils pouvaient enfin se reposer et manger. Cependant Omer n’avait pas fini. Il devait retrouver Cann pour voir si tout se passait bien dans la communauté et il devait préparer le programme des Mamelouks pour le lendemain…
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MessageSujet: Re: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:28

Omer/joueur:Torosar 30/06 à 00:53:01


XVII/ Une journée en tant qu'administrateur


Il était tard. Omer avait passé sa journée dans les bureaux de Cann. Ce dernier n’avait pu gérer la communauté cette lune, et ce serait pareil pour la prochaine lune. Krank était parti quand à lui extraire du souffre chez nos voisins de Catheringrad. Ils avaient donc donné les clefs de l’Oasis à Omer, pour qu’il gère la vie de la communauté en attendant.
La gestion de la ville était beaucoup plus difficile qu’il ne le pensait. Il avait commencé très tôt ce matin pour donner aux chefs de groupe les consignes pour la lune. Une fois ceci reglé, il avait dû retrouver les Mamelouks à la caserne pour organiser le planning de la journée.
Aussitôt, il fut appelé par les artisans qui réclamaient du matériel pour pouvoir transformer certaines matières premières. Il fallut ensuite s’occuper d’un nouveau qui souhaitait rentrer dans la communauté. L’heure tournait. Un groupe de GAO et le groupe de marins l’interpellèrent pour qu’ils récupèrent les vivres qu’ils avaient besoin de transporter à La Plage. Pas le temps de souffler, il fallait retourner à la cantine, où l’on stockait la nourriture.
La chaleur de cette fin d’été était insupportable. Et Omer n’arrêta pas de faire des allers-retours toute la matinée. Il ne put profiter de la pause du midi car une charmante demoiselle réclamait qu’on lui ouvre les portes.
L’après midi fut plus calme, mais pas de tout repos. En effet, la communauté fonctionnait toute seule, on avait moins besoin de lui. Omer put alors faire ses exercices quotidiens de self defense. Aujourd’hui était un cours spécial pour les membres GAO présents. Un peu moins rude que les exercices pour Mamelouks, mais fatiguant et usant quand même, surtout à cause de la chaleur.
En fin d’après-midi, il fallut aider les exploitants à déposer le fruit de leur travail, et il fallut ranger ce que les artisans nous avaient fabriqué. La fin de journée approchait et déjà la plupart des Oasis étaient autour de la piscine, sirotant un bon cocktail maison. Omer aurait apprécié une bonne bière fraîche, ou encore une bonne vodka fracassante, mais il avait encore du travail. Il fallait vérifier que personne ne restait dehors, rouvrir aux membres du GAO sortis un peu plus tôt, et enfin faire le planning du lendemain, ce qui n’était pas une mince affaire.
Pendant le dîner, Omer parla peu. Il était fatigué et ne resta pas longtemps. Il suggéra seulement qu’il fallait recomposer certains groupe de production, pour éviter que certains bossent seuls alors qu’ils étaient une centaine d’habitants.
Omer retourna à ses appartements, vérifia une dernière fois les plannings et s’endormit rapidement. On pouvait entendre dehors les Oasis s’amuser. Certains sautaient dans la piscine, d’autres se dirigeaient vers le bar pour bien terminer la journée.
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MessageSujet: Re: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:29

Omer/joueur:Torosar 30/06 à 00:55:40


XVIII Dernier voyage


Omer venait de rentrer de mission dans la cadre du GAO. Il avait parcouru l’ancien territoire de l’ECHOS qu’il avait bien connu pour y avoir bossé pendant plus de trois années. Sur le chemin, il avait pu apercevoir les ruines de New Napoli, Galdorane, Kiruna Fjall et Eneisha. Ce voyage avait fait ressurgir beaucoup de souvenirs. Autant de bons que de mauvais souvenirs. Et surtout beaucoup d’amis maintenant disparus lui étaient revenus en mémoire. Et tous ces souvenirs lui donnèrent un sacré coup au moral. En effet, Omer repensa à tous les projets auxquels il avait participé. Et il se rendit compte que tout ce qu’on tentait de faire pour améliorer les conditions de vie dans ce désert hostile était réduit à néant par la folie humaine. Omer était découragé et il était touché moralement, mentalement même. Alors il commença à sombrer doucement.
Depuis son retour à l’Oasis, on l’avait peu remarqué. Il était présent sans vraiment l’être. Contrairement à d’habitude, on ne le voyait plus rigoler au bar, il n’avait presque plus de contacts avec les autres habitants, il faisait à peine quelques apparitions pour bâcler le travail qu’il avait à faire. Heureusement il s’en rendit compte. Et il put prendre les devants. Il se savait condamné car atteint par la pire des maladies, celle qui contaminait de plus en plus de monde : la zombinite. Cependant Omer ne prit pas la chose mal, et comprit que c’était un signe pour lui montrer qu’il était temps de tirer sa révérence.
Il informa alors le Conseil de son état, et donna sa démission en expliquant qu’il n’était plus capable d’avoir les responsabilités qu’on lui confié. Après avoir discuté avec le Conseil de son avenir, il se dirigea vers la place centrale de l’Oasis et harangua la foule. C’était son dernier discours, il le savait.

Amis de l’Oasis, écoutez moi !
Ce que j’ai à vous dire est difficile mais il faut que je vous l’annonce.
Après plusieurs années au service de l’Oasis, il est tend pour moi de vous quitter… Et de quitter ce désert. En effet, je sens en moi un mal qui me ronge de l’intérieur, qui petit à petit me prive de mes capacités. Vous avez du vous en rendre compte depuis quelques lunes, je suis beaucoup moi présent, et je crains que ce soit de pire en pire. Je suis atteint d’une maladie mentale incurable et elle me sera fatale.
C’est pourquoi aujourd’hui je m’adresse à vous pour vous faire mes adieux. En effet, avant que ce mal ne me ronge complètement, je souhaite quitter l’Oasis pour un dernier voyage. Je souhaite partir dans le désert, marcher vers l’horizon et m’éteindre quand le désert aura choisi de me prendre. J’ai toujours été un semi-nomade. J’ai passé plus de temps dans le désert qu’en communauté. C’est pourquoi je désire reposer dans le désert. Je ne souhaite pas être enterré à l’Oasis, non pas pour la renier, mais parce que je crois que l’Oasis est une terre de fête, où même si on n’oublie pas les morts, on doit avant tout s’occuper des vivants. C’est pourquoi je ne désire pas rester ici.
Cependant, sachez que c’est ici que j’ai passé mes meilleurs moments. Peu de gens connaissent le bonheur dans ce désert, pourtant moi j’ai été heureux à l’Oasis. J’y ais rencontré des gens formidables, qui m’ont beaucoup apporté. Et pour ceci je tenais à dire merci. J’espère que vous tous aussi connaîtraient le bonheur. L’Oasis est une fantastique ville qui ne peut vivre que grâce à ses habitants. Alors autant que vous êtes, faîtes vivre l’Oasis et vous ne le regretterez pas. Profitez de tous les instants de joie et de bonheur qu’elle pourra vous apporter.
Pour ma part, je n’oublierai jamais l’Oasis, et mes dernières pensées seront pour elle. Je vais donc vous quitter très bientôt, seul sans vivres. J’ai offert mes affaires personnelles à l’Oasis. Je ne sais pas encore quand je partirai, mais ça ne devrait tarder. Mais je ne vous préviendrais pas car je souhaite faire ce dernier voyage seul.
Je vous souhaite donc à tous plein de bonheur. Je remercie tout le monde ici présent pour avoir participé à l’édification de l’Oasis. Et continuez ainsi, vous êtes sur la bonne voie.
Amis de l’Oasis, merci de m’avoir écouté. Et bonne chance pour la suite.


Omer, sans plus rien dire, quitta la place centrale et partit vers son campement. Il se préparait maintenant pour son dernier voyage.
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MessageSujet: Re: Omer [Torosar]   Dim 15 Oct - 11:30

Omer/joueur:Torosar 23/07 à 20:30:51


XIX/ Belle nuit pour mourir

Ca faisait trois jours qu’Omer avait quitté l’Oasis. Il avait laissé l’Oasis à la première lune de la nouvelle année, comme pour mieux symboliser son départ et la page qui se tournait. Il avait pris une direction au hasard et s’était dirigé tout droit sans jamais se retourner. Il était seul, sans vivres, avançant jusqu’à ce que ses dernières forces le quittent. Il arrivait à la lisière de la forêt au nord est de l’Oasis et décida de s’y arrêter, définitivement. Il s’agit, adossé à un arbre. Il avait trouvé un petit coin d’ombre pour ne pas trop souffrir de la chaleur du soleil impitoyable qui faisait déjà des ravages en ce début d’année.
Omer ne pouvait plus avancer. Malgré son jeune âge et son expérience des voyages, il avait perdu toute sa condition physique, et ces dernières lunes de jeun n’arrangèrent rien. Depuis qu’il avait quitté l’Oasis, c’était comme s’il avait vieilli de 40 ans d’un coup, il était devenu aussi faible qu’un vieillard et agonisait à chaque pas sous le soleil. Sa volonté de vivre était partie et il savait qu’il ne verrait pas la prochaine journée. C’est pourquoi il observa le soleil pendant des heures, jusqu’à ce que celui-ci disparaisse à l’horizon complètement, et que la lune fasse son apparition avec cette douceur et cette fraîcheur qui faisaient du bien après cette chaude journée.
Omer appréciait le moment. Il était au calme, au frais et plus rien ne pourra lui briser ce moment de paix. Il était heureux. Il repensa à ce qu’il avait pu faire ces dernières années et ne s’attarda qu’au côté positif de tout ce qui s’était passé. Et Omer se dit que finalement il ne s’était pas trop mal débrouillé. Même s’il savait que beaucoup de problèmes n’étaient pas résolus il était fier d’avoir fait de son mieux. Il avait sauver beaucoup de gens, il en avait rendu quelques uns heureux, ou tout du moins, moins malheureux. Il avait participé activement au développement de l’ECHOS, il avait fait de son mieux pour faire grandir l’Oasis et faire construire Scilyana… Il était heureux… et fier. Car il pensait sincèrement avoir réussi la plupart des choses qu’il avait entrepris.

Mais maintenant il était temps de partir, de laisser le flambeau à d’autres. Une goutte d’eau lui tomba sur le visage et le sortit de ses réflexions. Le vent se levait doucement et la pluie commençait à tomber. L’heure tournait et le sommeil envahissait Omer. Il sentait ses forces diminuait avec le temps qui passait. Déjà il avait les jambes engourdies et il sentit ses bras lui peser de plus en plus. Alors il pensa à l’Oasis et à tout ceux qui étaient là-bas, ceux qui le remplacerait et ceux qui continuent de diriger cette magnifique communauté. Et il pleura… En même temps, ses paupières se fermaient petit à petit, les étoiles disparaissaient et les sons ne parvenaient plus jusqu’à lui. Il était en train de partir doucement et tranquillement.



Une dernière larme coule sur son visage, ses lèvres remuèrent une dernière fois pour prononcer un « Merci » pour les Oasis’, et un sourire apparut sur son visage.
Ainsi partit paisiblement Omer cette nuit là. Une belle nuit pour mourir.
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Omer [Torosar]
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